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Le détroit d’Ormuz ravive la tension sur les marchés européens

Les Bourses européennes s’annoncent en repli lundi, Londres faisant exception, alors que de nouvelles frappes entre Américains et Iraniens font grimper le…

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Le détroit d’Ormuz ravive la tension sur les marchés européens

Les Bourses européennes s’annoncent en repli lundi, Londres faisant exception, alors que de nouvelles frappes entre Américains et Iraniens font grimper le pétrole. Les investisseurs surveillent aussi l’inflation et les prochaines décisions de la Réserve fédérale américaine.

La journée s’annonce morose sur les places financières du Vieux Continent. Selon les premières indications, le CAC 40 devrait perdre 0,10% à l’ouverture, quand le Dax à Francfort reculerait de 0,20% et l’indice paneuropéen Stoxx 600 de 0,12%. Seule la Bourse de Londres devrait échapper à la tendance, avec un FTSE en légère hausse de 0,07%.

Derrière cette prudence, une actualité géopolitique brûlante. Dans la nuit de dimanche à lundi, les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir tiré des missiles balistiques contre deux bases militaires américaines en Jordanie, en représailles à des attaques sur l’île iranienne de Larak, située dans le détroit d’Ormuz. Une zone stratégique par laquelle transite une part importante du pétrole mondial. Le président américain Donald Trump a ensuite affirmé sur son réseau Truth Social que l’île de Kharg, principal point d’exportation de Téhéran, était en train d’être «réduite en miettes», propos que l’Iran a démentis. Résultat, les cours du brut repartent à la hausse et se maintiennent au-dessus de 90 dollars le baril. Le Brent gagne 2,78% à 90,55 dollars et le WTI américain 2,54% à 85,52 dollars.

Cette flambée du pétrole relance les craintes inflationnistes, un sujet qui préoccupe au plus haut point la Réserve fédérale américaine. Son nouveau président, Kevin Warsh, a déclaré vendredi que la banque centrale avait «du pain sur la planche» pour maîtriser les prix. Les marchés évaluent désormais à 57% la probabilité d’une hausse des taux dès septembre. Un point de vue que ne partage pas JPMorgan, dont l’économiste Michael Feroli estime qu’une telle décision n’interviendra pas avant décembre, même si la réunion de septembre reste possible. Les prochains rendez-vous seront déterminants, avec le rapport sur l’emploi d’août vendredi et l’indice des prix à la consommation le 11 septembre. Les analystes attendent un rebond de 58.000 créations de postes après la surprise négative de juillet, et un taux de chômage stable à 4,1%.

De l’autre côté de l’Atlantique, Wall Street avait déjà terminé vendredi dans le rouge, pénalisée par le discours de Kevin Warsh à Jackson Hole. Le Dow Jones a cédé 0,02%, le S&P 500 0,25% et le Nasdaq 0,52%. En Asie, les Bourses japonaises ont fini en ordre dispersé, alors que la banque centrale du Japon semble prête à relever ses taux le mois prochain. À Shanghai, l’indice composite a progressé de 0,68%, tandis que Hong Kong a reculé de 0,36%. Les investisseurs gardent aussi un œil sur l’inflation européenne, avec les premières estimations pour l’Allemagne lundi et pour la zone euro mardi. De quoi confirmer les attentes d’un nouveau tour de vis monétaire de la Banque centrale européenne le 10 septembre. Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts d’État restent élevés, tandis que le dollar cède du terrain face aux autres grandes devises.

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