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Dernière minute et montagnes ont sauvé l’été du tourisme français

Le secteur redoutait une saison ratée, il finit sur une note bien plus solide que prévu. Entre réservations tardives et goût pour la fraîcheur, les…

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Dernière minute et montagnes ont sauvé l'été du tourisme français

Le secteur redoutait une saison ratée, il finit sur une note bien plus solide que prévu. Entre réservations tardives et goût pour la fraîcheur, les vacanciers ont rebattu les cartes.

Au printemps, l’inquiétude était réelle. Les tensions au Moyen-Orient, la flambée du carburant et un contexte politique incertain avaient freiné les réservations. Puis la saison s’est finalement retournée. Le ministre du Tourisme évoque même une très belle année, avec des résultats complets attendus à la mi-septembre. Côté professionnels, on parle plus volontiers de résistance. Les départs de la période mai-octobre devraient ainsi accuser un repli de 5% par rapport à l’an dernier. Loin de la catastrophe imaginée en avril, assurent les organisateurs de voyages.

Les vacanciers ont surtout joué la montre. Les départs de dernière minute ont pris une place inédite, encouragés par la météo changeante et le flou international. Beaucoup de Français ont aussi choisi de rester chez eux. Sur la plateforme Airbnb, 70% des réservations ont eu lieu en France contre 65% un an plus tôt. La clientèle étrangère a compensé le reste, avec un retour marqué des Américains sur Paris et la Côte d’Azur. Même la chaleur n’a pas fait fuir tout le monde vers le nord. Le sud du pays a tenu, sauf dans quelques secteurs comme la Gironde.

Les régions plus fraîches ont tiré leur épingle du jeu. Les stations de montagne sortent grandes gagnantes de l’été, avec un taux d’occupation en hausse de 2,3 points. Le littoral de la Manche a aussi profité de cet engouement pour les températures douces. En Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, la fréquentation est restée proche des records grâce aux visiteurs allemands et américains. Mais derrière ce bilan contrasté, les restaurants et les commerces ont souffert. Dans un établissement marseillais, le patron raconte que sa terrasse restait vide le midi, écrasée par un soleil trop violent. La chaleur a ainsi redessiné les vacances, sans pour autant gâcher la saison.

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