Politique
Le maire de Nice voulait La Marseillaise dans les écoles, l’État lui répond non
Le maire de Nice avait annoncé vouloir hisser le drapeau tricolore dans chaque cour d’école et organiser une levée des couleurs chaque semaine.…

Le maire de Nice avait annoncé vouloir hisser le drapeau tricolore dans chaque cour d’école et organiser une levée des couleurs chaque semaine. L’Éducation nationale vient de lui rappeler que la pédagogie ne se décrète pas en mairie.
Le maire de Nice veut voir flotter le drapeau français dans toutes les écoles de sa ville. Il l’a dit haut et fort, et il assume. Avant même les vacances de la Toussaint, chaque cour d’école devrait accueillir un mât tricolore. Et au moins une fois par semaine, les enfants devraient participer à une levée des couleurs accompagnée de La Marseillaise. Pour Eric Ciotti, c’est une façon de transmettre un repère, de raconter l’histoire et les combats du pays.
Ce projet fait face à un obstacle de taille. Le ministère de l’Éducation nationale ne l’entend pas de cette oreille. Lundi, à la sortie du conseil des ministres, le ministre a rappelé que le mot Éducation nationale n’est pas vide de sens. Le cadre pédagogique est fixé par l’État, pas par les maires. Il a même affirmé qu’il ne voyait pas comment une telle décision pourrait voir le jour sans une consigne de sa part. Or, il n’a pas l’intention d’en donner. Et si le maire de Nice lui écrit dans ce sens, il lui répondra, a-t-il prévenu.
Le ministre en a profité pour rappeler une autre obligation qui touche les élèves, cette fois. Dès cette année, les écoliers du CM1 à la terminale devront participer à une cérémonie commémorative annuelle autour du 11 novembre. Un hommage à tous ceux qui sont morts pour la France, organisé dans l’enceinte de l’établissement.
Ce rappel n’est pas anodin. Il remet les pendules à l’heure sur le rôle de chacun. Aux élus de décider de l’équipement des écoles, à l’Éducation nationale de décider de ce qui s’y apprend et de ce qui s’y vit pédagogiquement. La volonté du maire de Nice de concerter le recteur et les chefs d’établissement ne change rien à l’affaire. Le ministère a parlé, et sa position est claire.
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