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Shein déçoit pour ses débuts à la Bourse de Hong Kong

Le géant chinois de la mode en ligne a vu son action chuter de 8% dès les premiers échanges. Sa valorisation tombe à 24 milliards de dollars, bien loin…

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Shein déçoit pour ses débuts à la Bourse de Hong Kong

Le géant chinois de la mode en ligne a vu son action chuter de 8% dès les premiers échanges. Sa valorisation tombe à 24 milliards de dollars, bien loin des 100 milliards évoqués en 2022.

Shein a enfin décroché sa cotation à Hong Kong. Mais l’accueil du marché est glacial. Le géant chinois de la mode éphémère a fait ses premiers pas en Bourse après des mois de déboires. Dès l’ouverture, le titre s’échangeait à 44,6 dollars hongkongais, soit 5,69 dollars américains. L’entreprise est valorisée à environ 24 milliards de dollars. C’est très loin des près de 100 milliards évoqués lors d’un tour de table privé en 2022.

Cette chute de 8% ne doit rien au hasard. Les investisseurs s’inquiètent des difficultés qui ont longtemps retardé cette introduction. Shein doit composer avec d’importants droits de douane américains et de nouvelles réglementations européennes. Ses pratiques font l’objet d’une surveillance accrue. Ces obstacles avaient déjà empêché une cotation à New York ou à Londres. Les autorités chinoises ont finalement bloqué ces projets.

Lors de la cérémonie, le directeur financier Leigh Gui a tenté de rassurer. Il a promis de continuer à innover et à travailler avec les partenaires pour des bénéfices mutuels. Le fondateur et patron Sky Xu, lui, est resté discret. Il est apparu sur l’estrade pour des photos avec des employés, mais n’a pas pris la parole ni répondu aux questions.

Cette entrée boursière manquée en dit long sur l’état d’esprit du marché. Selon Charu Chanana, stratégiste en chef chez Saxo, même après l’important réajustement de sa valorisation, Shein n’est toujours pas perçu comme bon marché. La comparaison avec Temu et sa maison mère PDD est éloquente. Les investisseurs doivent payer plus cher pour une croissance moins visible et des risques réglementaires et commerciaux bien réels. Résultat, la demande lors de l’IPO est restée faible, loin de l’enthousiasme suscité par les secteurs de l’intelligence artificielle et de la robotique.

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