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Paris traîne Rachida Dati en justice pour ses accusations sur le périscolaire

La mairie de Paris franchit un cap : elle engage une procédure pour diffamation contre son ancienne adversaire politique. Rachida Dati est accusée d’avoir…

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Paris traîne Rachida Dati en justice pour ses accusations sur le périscolaire

La mairie de Paris franchit un cap : elle engage une procédure pour diffamation contre son ancienne adversaire politique. Rachida Dati est accusée d’avoir sali la réputation de la ville en l’accusant d’avoir couvert des violences sexuelles pendant des années.

Le ton monte d’un cran à l’Hôtel de Ville. Vendredi, le Conseil de Paris a donné le feu vert au maire socialiste Emmanuel Grégoire pour déposer une plainte au nom de la collectivité contre Rachida Dati. La maire du 7e arrondissement, candidate malheureuse de la droite aux municipales de mars, est visée pour « diffamation publique envers un corps constitué ». Son entourage précise que la plainte sera déposée « dans les prochains jours ». En cause, plusieurs publications sur le réseau social X, datées de mai 2026, dans lesquelles Rachida Dati accuse directement Emmanuel Grégoire et son équipe d’avoir su, sans rien faire, depuis 2015. Elle écrit notamment que la mairie a « déplacé, en connaissance de cause, des prédateurs sexuels d’une école à une autre sans jamais saisir la justice ». Des propos qui, selon la délibération votée, « portent manifestement atteinte à l’honneur et à la considération de la Ville de Paris ».

Pendant les débats, l’opposition n’a pas mâché ses mots. En l’absence des deux principaux intéressés, comme l’exige le règlement, plusieurs élus ont dénoncé une « procédure-bâillon » payée par les contribuables. Le maire LR du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, a parlé de « règlement de comptes » et d' »entreprise mesquine de diversion ». L’insoumise Sophia Chikirou a même lancé à Emmanuel Grégoire : « Si vous estimez que votre honneur personnel est mis en cause, attaquez en votre nom ! », jugeant sa démarche « assez lâche ». De son côté, la majorité municipale défend une action nécessaire pour protéger l’institution.

Ce conflit politique s’inscrit dans un contexte très lourd. Depuis début 2026, 132 animateurs ont été suspendus à Paris, dont 52 pour des « suspicions de violences sexuelles ou sexistes ». Des chiffres qui, pour beaucoup, révèlent un caractère « systémique » du problème. En juin, une vingtaine d’élus de droite et du centre, ainsi que le groupe de Sophia Chikirou, ont même fait un signalement à la procureure de la République sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale. Ils mettent en cause la responsabilité pénale de la ville dans ce scandale. Pour répondre à la crise, Emmanuel Grégoire a lancé en avril un plan d’action à 20 millions d’euros pour le périscolaire. Une mission d’information transpartisane, créée à la demande de la droite, doit rendre ses conclusions d’ici fin décembre. Et une commission indépendante, présidée par l’ancien juge des enfants Antoine Garapon, a été installée. Pour l’instant, la plainte contre Rachida Dati ajoute un nouveau chapitre à une bataille politique qui ne fait que commencer.

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