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La Seine tient le coup grâce à des réserves cachées. Mais l’alerte est lancée

Même si la Seine semble garder un débit correct, elle doit tout à d’immenses lacs artificiels qui libèrent leur eau chaque jour. Sans ce système, le…

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La Seine tient le coup grâce à des réserves cachées. Mais l'alerte est lancée

Même si la Seine semble garder un débit correct, elle doit tout à d’immenses lacs artificiels qui libèrent leur eau chaque jour. Sans ce système, le fleuve serait déjà en crise. Mais ces réserves ne sont pas infinies et la chaleur les vide vite.

La sécheresse frappe dur partout en France. Les petits cours d’eau s’évaporent, l’herbe jaunit, et les restrictions d’eau se multiplient. Pourtant, à Paris, la Seine continue de couler. On pourrait croire qu’elle est épargnée. Mais c’est un mirage. Ce sont les quatre lacs réservoirs du bassin de la Seine qui la maintiennent artificiellement en vie. Sans eux, avec les chaleurs actuelles, le fleuve serait au bord de l’asphyxie.

Ces lacs géants stockent l’eau de l’hiver et des fortes pluies. Puis, quand l’été vient et que la ressource se fait rare, ils la relâchent. C’est ce qu’on appelle le soutien d’étiage. Cette année, les vannes ont été ouvertes avec un mois d’avance, dès début juin. Et lors de la canicule de fin juin, les lâchers ont même dû être doublés à deux reprises. Résultat : chaque jour, 32 mètres cubes d’eau par seconde sont déversés dans la Seine. C’est l’équivalent de plusieurs piscines olympiques toutes les minutes. Et pourtant, le débit du fleuve reste très bas, deux fois moins que la normale pour un mois de juillet.

Le vrai problème, c’est que ces réserves ne sont pas éternelles. Même si les lacs étaient remplis à 90% au début de l’été, ils perdent de l’eau chaque jour. L’évaporation est monstre : sur le seul lac du Der, c’est comme si une piscine s’évaporait toutes les 7 secondes. Les gestionnaires assurent que le système tiendra pour juillet et août. Mais l’inquiétude grandit pour l’automne. Si la sécheresse persiste jusqu’en novembre, les réserves pourraient ne pas suffire. Et là, ce serait la douche froide pour tout le bassin de la Seine.

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