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Pour éviter un rejet, Lecornu lance une vague de consultations sur la loi agricole

Le compromis trouvé entre députés et sénateurs n’a calmé personne. Le gouvernement craint que le texte ne soit finalement enterré à l’Assemblée.

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Pour éviter un rejet, Lecornu lance une vague de consultations sur la loi agricole

Le compromis trouvé entre députés et sénateurs n’a calmé personne. Le gouvernement craint que le texte ne soit finalement enterré à l’Assemblée.

Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Sébastien Lecornu, a demandé ce vendredi à ses collègues concernés par la loi d’urgence agricole de prendre leur téléphone. Objectif : sonder les groupes politiques de l’Assemblée nationale avant l’examen final du texte. Cette manœuvre de dernière minute montre à quel point l’exécutif est sur les nerfs. Jeudi, après plus de six heures de discussions, quatorze parlementaires réunis en commission mixte paritaire (CMP) étaient pourtant parvenus à un accord. Mais ce compromis a réveillé des tensions profondes.

Au cœur du problème : deux mesures très polémiques. La première concerne la réintroduction à titre dérogatoire de deux insecticides interdits en France mais autorisés dans l’Union européenne. Il s’agit de l’acétamipride et du flupyradifurone. Le texte les remet sur la table pour quelques filières agricoles en difficulté. Problème : cette décision fracture le bloc central lui-même. Des députés Renaissance sont vent debout. La seconde mesure touche à la gestion de l’eau. Le texte prévoit une modification de la tutelle des agences de l’eau et un doublement, d’ici 2035, de la capacité de stockage de l’eau à usage agricole. De quoi inquiéter fortement la ministre de la Transition écologique Monique Barbut.

Le gouvernement a jusqu’à la dernière minute pour amender le texte. Mais l’incertitude est totale. Jeudi, l’entourage de Lecornu alertait déjà sur un risque de rejet pur et simple si la mesure sur les pesticides était maintenue. Le groupe Renaissance doit se réunir en début d’après-midi pour tenter de trouver une position commune. La question est désormais de savoir si les consultations lancées ce vendredi permettront de désamorcer la bombe politique ou si elles ne feront que déplacer le problème.

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