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La réduction d’électricité des salariés d’EDF sur la sellette

Un avantage historique pourrait être sérieusement rogné. La facture dépasse les 700 millions d’euros par an et les syndicats promettent une mobilisation.

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La réduction d'électricité des salariés d'EDF sur la sellette

Un avantage historique pourrait être sérieusement rogné. La facture dépasse les 700 millions d’euros par an et les syndicats promettent une mobilisation.

C’est un avantage qui semble tout droit sorti d’une autre époque. Les employés d’EDF, actuels comme retraités, paient leur électricité et leur gaz une bouchée de pain par rapport au grand public. Mais ce « tarif agent » est aujourd’hui dans le collimateur des autorités. Un rapport officiel vient de le qualifier de « coût démesuré » pour l’entreprise. En 2024, la facture pour le groupe atteindrait plus de 700 millions d’euros. Et ce n’est pas tout. Les engagements pris pour maintenir cet avantage après la retraite représentent un passif colossal de près de 4 milliards d’euros. De quoi donner sérieusement à réfléchir au gouvernement, qui envisage de réduire la voilure.

Les syndicats, eux, ne l’entendent pas de cette oreille. Les quatre principales fédérations de l’électricité et du gaz se sont réunies pour organiser la riposte. Elles ont déjà écrit au Premier ministre pour exiger le maintien de ce tarif, menaçant de passer à l’action si la réponse ne leur convient pas. Pour eux, cet avantage fait partie intégrante du statut des électriciens et gaziers, un héritage historique qui concerne des dizaines de milliers de personnes. Une remise en cause serait vécue comme une véritable trahison. Le gouvernement doit trancher via un arrêté ministériel, mais la pression monte.

L’institution financière qui a épinglé le dispositif ne demande pas une suppression brutale. Elle recommande plutôt de réduire l’avantage par étapes, par exemple en plafonnant les consommations prises en compte. Elle suggère aussi de revoir le calcul fiscal et social de cette réduction, aujourd’hui bien trop faible par rapport aux prix réels de l’énergie. De son côté, la direction d’EDF rappelle que ses salariés sont attachés à ce droit acquis et que l’entreprise doit trouver un équilibre entre attractivité et rigueur budgétaire. Le ministre de l’Économie a reconnu la nécessité d’agir tout en plaidant pour un calendrier social adapté. La question est désormais politique et sociale. Et elle promet des étincelles.

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