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Koweït sous pression : l’Iran riposte en visant des infrastructures vitales

Escalade inquiétante au Moyen-Orient. Après des frappes américaines en Iran, Téhéran a ciblé pour le deuxième jour consécutif des installations civiles au…

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Koweït sous pression : l'Iran riposte en visant des infrastructures vitales

Escalade inquiétante au Moyen-Orient. Après des frappes américaines en Iran, Téhéran a ciblé pour le deuxième jour consécutif des installations civiles au Koweït, dont une centrale électrique et de dessalement.

La guerre prend un tournant dangereux. Dans la nuit de vendredi à samedi, les États-Unis ont bombardé des sites en Iran, visant selon leur armée des dépôts d’armes et des infrastructures logistiques militaires. Mais Téhéran a immédiatement riposté en s’attaquant à ses voisins du Golfe, alliés de Washington. Une centrale électrique et une usine de dessalement au Koweït ont été touchées. La veille, une installation similaire avait déjà été endommagée. Les autorités koweïtiennes parlent de dégâts « graves » sur un site pétrolier vital et plusieurs unités de production mises à l’arrêt.

La population koweïtienne retient son souffle. Avec des températures atteignant 47°C samedi, la peur des coupures d’électricité est bien réelle. Un employé d’un fournisseur d’électricité local témoigne de l’inquiétude générale. Les appels à réduire la consommation se multiplient. Le Conseil de coopération du Golfe, qui rassemble les monarchies pétrolières de la région, qualifie ces frappes de « crimes de guerre ». De son côté, l’Iran accuse les Américains d’avoir bombardé son réseau électrique, ses ponts et ses télécommunications, dénonçant aussi des « crimes de guerre ». Le bilan officiel iranien fait état de 50 morts et plus de 500 blessés depuis le 27 juin.

Pendant ce temps, le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole mondial, est de nouveau paralysé. Les Gardiens de la Révolution affirment avoir stoppé quatre navires qui tentaient de franchir le détroit sans autorisation. Deux pétroliers auraient sauté sur des mines, une information démentie par les États-Unis. Le trafic maritime est quasiment à l’arrêt, alors que le protocole d’accord signé en juin avait permis sa réouverture. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères justifie ces actions en déclarant que son pays n’a « pas d’autre choix que de donner une leçon aux agresseurs ». La compagnie aérienne koweïtienne a déjà annulé la plupart de ses vols, et des explosions ont été entendues à Bahreïn, où l’armée dit avoir intercepté de nouvelles attaques. Le spectre d’une guerre régionale totale se rapproche chaque jour un peu plus.

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