Europe
Un navire céréalier frappé en mer Noire et Kiev sous les missiles : l’escalade continue
Un vraquier turc transportant du blé a été touché par un tir russe au large d’Odessa, faisant six morts parmi les marins. Quelques heures plus tôt, la…

Un vraquier turc transportant du blé a été touché par un tir russe au large d’Odessa, faisant six morts parmi les marins. Quelques heures plus tôt, la capitale ukrainienne subissait l’une de ses plus lourdes attaques de missiles balistiques, avec un mort et une quinzaine de blessés.
Le drame s’est joué sur la mer Noire. Un navire marchand battant pavillon de la Guinée-Bissau mais appartenant à une compagnie turque venait de quitter le port d’Odessa avec des céréales, quand un missile russe l’a percuté. À son bord, 17 membres d’équipage de nationalités syrienne, indienne et un capitaine ukrainien. Six marins ont été tués, quatre autres sont portés disparus, huit ont pu être secourus. Le gouverneur de la région a immédiatement dénoncé un crime de guerre, rappelant que ces attaques contre des navires civils violent le droit international et la liberté de navigation. La Russie bombarde régulièrement les infrastructures portuaires ukrainiennes, en particulier dans le secteur d’Odessa, mais toucher un bateau en route est une escalade qui inquiète les acteurs du commerce maritime.
Dans le même temps, Kiev a essuyé une vague de missiles balistiques particulièrement violente. Au total, 40 projectiles ont été tirés, dont 25 balistiques, réputés plus rapides et plus difficiles à intercepter. Dix-sept ont été détruits par la défense aérienne, mais les autres ont frappé des immeubles d’habitation. Un homme est mort, seize personnes ont été blessées. Des images montrent des façades calcinées, des fenêtres soufflées, des voitures retournées. Une habitante raconte que les explosions se succédaient sans répit, une peur paralysante. Ces dernières semaines, la capitale est prise pour cible quasi quotidiennement, alors que l’armée ukrainienne manque de munitions pour intercepter les projectiles. La ligne de front terrestre est presque figée, mais la guerre des airs s’intensifie de chaque côté.
À terre, la tension monte aussi dans les rues. Pour le quatrième jour consécutif, des manifestants se rassemblent à Kiev et dans d’autres villes. Ils protestent contre le limogeage du ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov, et réclament la démission du commandant en chef de l’armée. Le premier est un adepte des technologies de pointe sur le champ de bataille, le second privilégie une approche plus classique. Le président Zelensky assure qu’il entend la colère et promet des décisions. Pendant ce temps, les frappes ne cessent pas. Côté russe, des drones ukrainiens ont visé un terminal pétrolier stratégique près de Novorossiïsk, endommageant deux pétroliers chargés de brut kazakh. Le Kazakhstan a condamné fermement cette attaque, qui perturbe le commerce international. L’Ukraine intensifie ses coups contre les infrastructures énergétiques russes, dans l’espoir d’affaiblir la machine de guerre adverse. Chaque camp frappe et se défend, tandis que les civils, de part et d’autre, paient le prix fort.
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