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Le corps de Delphine Jubillar retrouvé grâce aux aveux de son mari

Cédric Jubillar avait avoué le meurtre en juillet. Les analyses ADN viennent de confirmer que les ossements découverts dans le Tarn sont bien ceux de son…

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Le corps de Delphine Jubillar retrouvé grâce aux aveux de son mari

Cédric Jubillar avait avoué le meurtre en juillet. Les analyses ADN viennent de confirmer que les ossements découverts dans le Tarn sont bien ceux de son épouse disparue en 2020.

C’est la fin d’un long suspense judiciaire. Les experts de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale ont rendu leur verdict. Les fragments d’os retrouvés jeudi dans un champ du village de Mailhoc, dans le Tarn, appartiennent bien à Delphine Aussaguel, connue sous le nom de Delphine Jubillar. L’information a été officialisée dimanche par le parquet général de Toulouse. Cette identification met fin à plus de quatre ans et demi de recherches infructueuses.

Comment ces ossements ont-ils été découverts ? Grâce aux indications de Cédric Jubillar lui-même. Après avoir nié pendant des années, le peintre-plaquiste de 38 ans a finalement reconnu être à l’origine de la mort de sa femme. C’était début juillet, dans une lettre adressée à ses nouveaux avocats. Il a ensuite parlé aux enquêteurs et leur a montré où il avait caché le corps. Les fouilles ont eu lieu dans un périmètre restreint, sous haute surveillance. Les gendarmes ont déterré des os du bas du corps de la victime, probablement dispersés par des travaux agricoles. Les recherches se sont poursuivies vendredi pour tenter de retrouver d’autres fragments, avant de s’arrêter en début d’après-midi.

Delphine Jubillar avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Elle vivait alors avec son mari et leurs deux enfants à Cagnac-les-Mines, près d’Albi. Le couple était en instance de divorce et elle s’apprêtait à refaire sa vie avec un autre homme. Cette nuit-là, un couvre-feu était en vigueur à cause du Covid. Son absence est devenue une affaire d’État. Cédric Jubillar a toujours clamé son innocence, même pendant son procès en octobre 2025. Pourtant, les jurés l’ont condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Il a fait appel. Ses nouveaux avocats estiment désormais que le procès en appel, prévu pour septembre 2026 à Toulouse, est impossible à tenir. Les aveux et la découverte des ossements bouleversent la procédure. L’affaire Jubillar n’est pas encore terminée.

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