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L’inflation britannique redescend mais le répit ne durera pas

L’indice des prix a reculé à 2,6% en juin, porté par la baisse du carburant et des soldes dans les magasins. De quoi donner un coup de pouce au nouveau…

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L'inflation britannique redescend mais le répit ne durera pas

L’indice des prix a reculé à 2,6% en juin, porté par la baisse du carburant et des soldes dans les magasins. De quoi donner un coup de pouce au nouveau Premier ministre Andy Burnham, qui mise tout sur le pouvoir d’achat.

La bonne nouvelle est arrivée mercredi avec la publication de l’Office national des statistiques. L’inflation au Royaume-Uni a baissé un peu plus que prévu, passant de 2,8% en mai à 2,6% en juin. Les économistes attendaient 2,7%. Cette détente s’explique d’abord par la chute des prix à la pompe, mais pas seulement. Les denrées alimentaires ont aussi reculé le chocolat, la margarine et le bœuf ont coûté moins cher. Les soldes d’été ont tiré les vêtements vers le bas et le pétrole brut moins cher a allégé la facture des matières premières. Une bouffée d’oxygène pour les ménages.

Pour le nouveau locataire de Downing Street, arrivé lundi, c’est un signal bienvenu. Andy Burnham a fait de la lutte contre la vie chère son cheval de bataille. Dès cette semaine, il a annoncé des mesures concrètes la suppression de la TVA sur l’électricité pour l’hiver prochain et un plafonnement des tarifs de bus à 2 livres sterling à partir de janvier. Son ministre des Finances, John Healey, a salué une nouvelle que les familles voulaient entendre, tout en prévenant qu’il reste beaucoup à faire pour donner un peu d’air aux gens.

Seulement voilà ce répit pourrait être de courte durée. Les experts mettent en garde contre une remontée imminente. En juillet, le plafond de l’énergie fixé par le régulateur Ofgem a déjà grimpé de 13%. Cet effet décalé des prix élevés de l’énergie devrait pousser l’inflation au-dessus de 3% dès septembre, puis autour de 3,5% au début de l’année prochaine. La trêve est donc fragile et le nouveau gouvernement devra composer avec cette réalité budgétaire serrée.

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