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GM fait mieux que prévu et relève ses objectifs, porté par ses gros véhicules

Le constructeur américain a dépassé les attentes des analystes au deuxième trimestre grâce à ses SUV et pick-up très rentables. Il vise désormais un…

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GM fait mieux que prévu et relève ses objectifs, porté par ses gros véhicules

Le constructeur américain a dépassé les attentes des analystes au deuxième trimestre grâce à ses SUV et pick-up très rentables. Il vise désormais un bénéfice plus élevé pour 2026, malgré des vents contraires économiques.

General Motors vient de surprendre les marchés financiers. Le géant de Détroit a annoncé un bénéfice de base en hausse de 30% sur les trois derniers mois, porté par des ventes solides de ses modèles les plus imposants aux États-Unis. Les consommateurs américains continuent d’acheter des SUV et des pick-up, des véhicules aux marges confortables pour le constructeur. Cela compense en partie un contexte économique tendu avec la flambée des prix à la pompe, une inflation qui ne faiblit pas vraiment et un marché de l’emploi qui ralentit. Résultat, le bénéfice avant intérêts et impôts atteint 3,9 milliards de dollars, contre 3 milliards un an plus tôt. Par action, le chiffre ajusté est de 3,57 dollars, bien au-dessus des 3,20 dollars attendus par les analystes.

Fort de ce trimestre réussi, GM a relevé ses prévisions pour l’année prochaine. Le groupe table désormais sur un bénéfice compris entre 14 et 16 milliards de dollars en 2026, une nette progression par rapport à l’estimation précédente de 500 millions. Mais attention, les défis ne disparaissent pas. Le constructeur prévient que ses résultats vont continuer à souffrir des droits de douane et de la hausse des coûts d’approvisionnement. Il maintient d’ailleurs son estimation de l’impact des tarifs douaniers sur son résultat net, entre 2,5 et 3,5 milliards de dollars. Sans oublier l’inflation sur les matières premières, les puces électroniques et la logistique, qui devrait lui coûter entre 1,5 et 2 milliards cette année.

Malgré ces bonnes nouvelles, le résultat net trimestriel a lui chuté de 31% par rapport à l’année dernière, pour tomber à 1,3 milliard de dollars. La raison est à chercher du côté de la restructuration du réseau d’usines dédiées aux véhicules électriques, une transformation coûteuse qui a pesé à hauteur de 2,3 milliards. Le chiffre d’affaires global du trimestre, lui, a progressé de 2% pour atteindre 48 milliards. Preuve que si les gros modèles à essence tirent encore les comptes, la transition vers l’électrique reste un chantier lourd et pas encore rentable. GM navigue donc entre un présent florissant sur ses segments historiques et un avenir qu’il doit financer à grands frais.

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