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L’Ifo prédit une reprise plus vigoureuse que Berlin pour 2026
Alors que le gouvernement allemand table sur une croissance timide, un institut économique de référence voit plus large. Grâce à des centaines de…


Alors que le gouvernement allemand table sur une croissance timide, un institut économique de référence voit plus large. Grâce à des centaines de milliards d’euros d’investissements, l’horizon pourrait s’éclaircir dès l’automne.
L’institut Ifo a dévoilé ce jeudi ses nouvelles prévisions pour l’économie allemande. Il anticipe une croissance de 0,8% du Produit Intérieur Brut en 2026, soit 0,2 point de plus que son estimation du printemps dernier. Ce chiffre contraste nettement avec la prévision du gouvernement de Friedrich Merz, qui s’attend à une hausse de 0,5% seulement. Un optimisme prudent qui repose sur un moteur puissant : la politique budgétaire massive adoptée l’an dernier. Ces centaines de milliards d’euros dédiés à la défense et aux infrastructures devraient injecter un demi-point de croissance dans le PIB. Un coup de pouce qui, selon l’Ifo, compensera en partie le poids du choc énergétique lié à la guerre en Iran.
Car avant ce rebond, l’Allemagne va devoir encaisser un coup dur. Timo Wollmershäuser, responsable conjoncture de l’institut, l’affirme sans détour : cet été, l’économie va stagner sous l’effet de la flambée des prix de l’énergie. Le conflit au détroit d’Ormuz coûtera 0,4 point de pourcentage de croissance en 2026 et 2027. Mais à partir de l’automne, la reprise devrait s’enclencher grâce aux investissements publics records. Ce scénario est toutefois plus optimiste que celui des autres grands instituts du pays, qui misent sur 0,6%, et bien au-dessus des 0,5% attendus par la Banque fédérale d’Allemagne. Avant la guerre en Iran, Berlin espérait même un rebond d’au moins 1%.
Si l’Ifo voit plus grand, ce n’est pas seulement par confiance dans les dépenses publiques. Wollmershäuser note que l’accord en vue entre Washington et Téhéran pourrait faire baisser les prix de l’énergie, ce qui améliorerait encore la donne. Mais il tempère son optimisme : à part ce soutien budgétaire, le gouvernement Merz a fait relativement peu pour s’attaquer aux maux structurels du pays. Bureaucratie, charges des entreprises, système de retraite : autant de réformes qui restent en attente. L’Allemagne peut espérer un sursaut temporaire, mais sans ces chantiers, la reprise risque de manquer de souffle.
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