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L’IA débarque dans les bureaux de l’État pour un million d’agents

Après plusieurs mois de test, le gouvernement étend un assistant conversationnel intelligent à un million de fonctionnaires. L’objectif est de les…

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L'IA débarque dans les bureaux de l'État pour un million d'agents

Après plusieurs mois de test, le gouvernement étend un assistant conversationnel intelligent à un million de fonctionnaires. L’objectif est de les soulager des corvées administratives pour qu’ils se recentrent sur l’essentiel.

L’outil s’appelle sobrement « l’Assistant ». Il s’appuie sur les modèles de la start-up française Mistral, et il est désormais accessible à tous les agents de la fonction publique d’État qui en ont besoin. L’annonce a été faite mardi par le ministre de l’Action et des Comptes publics, lors d’un événement dédié à l’intelligence artificielle à Bercy. Près de 10.000 fonctionnaires l’avaient testé en amont. La généralisation coûte 700.000 euros, un budget modeste par rapport aux 655 millions d’euros supplémentaires promis par le Premier ministre pour développer l’IA en France.

Concrètement, l’Assistant doit aider les agents à rédiger des comptes rendus, à préparer des appels à projets ou encore à fluidifier certaines procédures judiciaires. Le gouvernement mise sur la sécurité et la souveraineté : l’outil est hébergé en France et utilise une technologie « réversible », c’est-à-dire que l’État pourrait changer de fournisseur si besoin. Par ailleurs, un autre outil de traduction, « Diplo IA », sera généralisé dès juin pour une soixantaine de langues. Ces initiatives arrivent dans un contexte de menace cyber renforcée, après une attaque récente qui a touché 12 millions de personnes via l’Agence nationale des titres sécurisés.

Les syndicats ne veulent pas que l’IA devienne une machine à supprimer des postes. Une négociation s’ouvre cette semaine avec les organisations représentatives. Un accord-cadre a été transmis, qui devra « garantir la prééminence de l’humain », selon l’Unsa. La CGT, elle, exige que l’on réfléchisse à la finalité de l’outil avant de le déployer massivement. Des formations à l’IA seront mises en place dans les grandes écoles du service public, comme l’INSP ou l’Inet. Le précédent d’Albert, un assistant développé en interne qui n’avait pas convaincu, montre que la route est encore longue avant que l’IA ne soit totalement acceptée dans les administrations.

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