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Les Houthis frappent en mer Rouge la guerre s’étend aux pétroliers saoudiens

Les rebelles yéménites viennent de viser deux navires saoudiens en pleine mer Rouge, provoquant un incendie à bord. Un nouveau front s’ouvre alors que les…

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Les Houthis frappent en mer Rouge la guerre s'étend aux pétroliers saoudiens

Les rebelles yéménites viennent de viser deux navires saoudiens en pleine mer Rouge, provoquant un incendie à bord. Un nouveau front s’ouvre alors que les frappes américaines contre l’Iran entrent dans leur deuxième semaine.

Les Houthis, soutenus par Téhéran, affirment avoir lancé une opération militaire contre l’Encelia et le Layla, deux pétroliers battant pavillon saoudien. L’attaque a eu lieu en mer Rouge, à environ 130 kilomètres des côtes de l’Arabie saoudite. Selon des responsables saoudiens, l’Encelia a été touché par un projectile non identifié, ce qui a déclenché un incendie à l’avant du navire. Heureusement, l’équipage est sain et sauf. Depuis lundi, les Houthis avaient annoncé un blocus des ports saoudiens et adressé des avertissements radio aux bateaux de la zone. Ils menaçaient de prendre pour cible toute embarcation qui tenterait de forcer le passage. Aujourd’hui, ils passent à l’acte.

Cette escalade maritime s’ajoute à une situation déjà explosive au Moyen-Orient. Les États-Unis bombardent l’Iran pour le douzième jour consécutif, avec pour objectif affiché de réduire la capacité iranienne à menacer les navires civils dans le détroit d’Ormuz. L’Iran, de son côté, verrouille ce passage stratégique par où transite normalement un cinquième du pétrole mondial. Les Gardiens de la Révolution affirment avoir déjà stoppé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit. Le ton est clair. Le détroit restera totalement fermé tant que les Américains poursuivront leurs actes dans la région. Résultat les craintes du marché pétrolier remontent. L’Arabie saoudite est le premier exportateur de brut au monde. Depuis la menace houthie, au moins neuf navires commerciaux ont fait demi-tour en mer Rouge ou près du détroit de Bab el-Mandeb.

Les conséquences humaines et économiques sont déjà visibles. Aux frappes américaines qui touchent plusieurs villes iraniennes, dont Bouchehr où se trouve la centrale nucléaire, s’ajoutent des explosions près du détroit d’Ormuz. Deux personnes ont été tuées et onze blessées dans une attaque à Shalamcheh, à la frontière avec l’Irak. Le Koweït annonce intercepter des drones hostiles. Le baril de Brent dépasse les 95 dollars, un niveau inédit depuis six semaines. En Iran, la population paie le prix fort. Aïda, une brodeuse de 34 ans, résume l’angoisse quotidienne. Nous avons du mal à subvenir à nos besoins les plus élémentaires, et maintenant nous devons encaisser la guerre, les missiles sur nos villes chaque nuit. Tandis que les combats s’étendent, aucun signe d’apaisement n’émerge entre Washington et Téhéran.

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