Économie
Les Bourses européennes reprennent leur souffle, mais la tech vacille encore
Les marchés actions du Vieux continent tentent un rebond timide après la déroute asiatique. Entre résultats d’entreprises en pagaille et l’attente de la…


Les marchés actions du Vieux continent tentent un rebond timide après la déroute asiatique. Entre résultats d’entreprises en pagaille et l’attente de la décision de la Fed, la prudence reste de mise.
Paris, Londres et Francfort ont ouvert en légère hausse ce mardi, mais le sang-froid est de rigueur. Le CAC 40 a grimpé de 0,56% à 8.451 points, porté par le secteur de la consommation. De son côté, le Dax allemand a pris 0,64% et le FTSE londonien 0,11%. Pourtant, cette petite respiration cache une nervosité bien réelle. En Asie, la tech a souffert. Le Kospi sud-coréen a plongé jusqu’à 11%, tandis que le Japon et Taïwan ont perdu au moins 4%. Ces secousses viennent d’inquiétudes sur le financement des infrastructures d’intelligence artificielle et sur la concurrence chinoise qui s’intensifie. En Europe, le secteur technologique limite la casse avec un recul de 0,97% seulement. Pourquoi ce calme relatif? Parce que la tech pèse moins lourd dans les indices européens qu’à Wall Street ou en Asie.
Les résultats d’entreprises animent aussi les échanges, avec près de 40% de la capitalisation du Stoxx 600 qui publie cette semaine. Dans le luxe, le secteur a gagné 1,53%. Hermès a bondi de 2,47% et Burberry de 1,47%. LVMH a d’abord progressé de près de 1% après des ventes en hausse organique de 3% au deuxième trimestre, mais le titre a rapidement reperdu son avance. Côté automobile, Mercedes-Benz a flambé de 4,70% grâce à un résultat opérationnel en hausse de 22%. Renault a grimpé de 2,94% malgré une affaire judiciaire liée à d’anciens moteurs diesel. Stellantis a gagné 1,20% après avoir vendu sa branche d’autopartage Free2move. Dans les télécoms, Orange a pris 3,47% après avoir relevé ses objectifs annuels. Canal+ a même bondi de 8% sur un chiffre d’affaires semestriel en hausse.
Tout n’est pas rose cependant. Philips a chuté de 8,63% à cause d’une faible croissance des commandes et d’un recul des ventes en Chine. Barclays a perdu 4,61% malgré un bénéfice semestriel en hausse de 17%. Unilever a en revanche grimpé de 5,05% grâce à des ventes trimestrielles meilleures que prévu. Au-delà des entreprises, tous les yeux sont tournés vers les banques centrales. La Fed rendra sa décision monétaire mercredi, la Banque d’Angleterre jeudi et la Banque du Japon vendredi. Ces rendez-vous attendus ajoutent à la volatilité, surtout pour le secteur technologique très sensible aux taux. Wall Street préfigure une ouverture en ordre dispersé: le Dow Jones en hausse de 0,21%, mais le Nasdaq en baisse de 0,86%. Les investisseurs retiennent leur souffle.
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