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L’économie française retient son souffle avant la publication du PIB

Après un premier trimestre en baisse, la France dévoile ses chiffres de croissance pour le printemps. Entre espoir de reprise modeste et craintes liées…

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L'économie française retient son souffle avant la publication du PIB

Après un premier trimestre en baisse, la France dévoile ses chiffres de croissance pour le printemps. Entre espoir de reprise modeste et craintes liées aux tensions mondiales, le verdict tombe jeudi.

Jeudi, l’Insee livre son estimation du produit intérieur brut pour les mois d’avril à juin. Un indicateur très attendu, car la France sort d’un début d’année difficile avec un PIB en recul de 0,1%. Ce petit coup de frein avait alarmé les observateurs, d’autant que la guerre au Moyen-Orient faisait monter les prix de l’énergie. Mais depuis, les signaux se sont un peu apaisés. Les prévisions oscillent entre optimisme prudent et stagnation. L’Insee table sur un rebond temporaire de 0,3%. La Banque de France, elle, mise sur 0,2%, portée par un regain dans l’industrie et les services. Les analystes privés donnent aussi une moyenne de 0,2%.

Derrière ces chiffres, ce sont les exportations qui pourraient faire la différence. Au premier trimestre, les livraisons d’avions avaient pris du retard, plombant la balance commerciale. Cette fois, le vent tourne. Un économiste souligne que la contribution des exportations devrait être positive, mais que la consommation des ménages reste atone, freinée par la flambée des prix de l’énergie plus tôt dans l’année. L’inflation a culminé à 2,4% en mai avant de redescendre à 1,8% en juin, grâce à l’apaisement des tensions avec l’Iran. Le pétrole, redouté à 150 dollars, est resté sous les 120.

Pourtant, tout n’est pas réglé. Certains experts redoutent une croissance nulle au deuxième trimestre, voire une stagnation, à cause de l’impact persistant du conflit. La canicule et les incendies de l’été pourraient également peser sur l’activité des prochains mois. Pour l’ensemble de l’année, le gouvernement table sur 0,7% de croissance, mais des analystes jugent ce chiffre trop optimiste et voient plutôt 0,5%. L’issue dépendra de la durée des hostilités au Moyen-Orient. Si la paix revient vite, un rebond est possible au second semestre. En attendant, la France retient son souffle.

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