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La mer Rouge et Ormuz sous pression, le pétrole vacille

Les attaques houthies contre des installations saoudiennes ont fait chuter le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb. Résultat, les prix du brut…

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La mer Rouge et Ormuz sous pression, le pétrole vacille

Les attaques houthies contre des installations saoudiennes ont fait chuter le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb. Résultat, les prix du brut ont flambé avant de connaître un net recul ce lundi.

Dimanche, seuls onze navires transportant des matières premières ont franchi le détroit de Bab el-Mandeb. C’est le niveau le plus bas depuis des mois. Parmi eux, sept étaient des pétroliers. Trois ont pénétré dans la mer Rouge, dont deux très grands pétroliers (VLCC) qui se dirigeaient vers le port saoudien de Yanbu pour y charger du brut. Le troisième était un navire lié à la Russie. En cause, les frappes des Houthis yéménites contre des sites pétroliers saoudiens situés le long de la côte de la mer Rouge. Ces attaques visent à bloquer les exportations saoudiennes et s’inscrivent dans un conflit plus large entre les États-Unis et l’Iran, qui perturbe déjà l’approvisionnement via le détroit d’Ormuz.

De l’autre côté, le détroit d’Ormuz reste lui aussi sous tension. En temps normal, environ 20% du trafic mondial d’hydrocarbures y transite. Mais ce week-end, moins de dix navires de transport de marchandises l’ont traversé, malgré une suspension des frappes américaines et iraniennes depuis vendredi. Les perturbations accumulées ces derniers jours ont provoqué une flambée des prix du brut la semaine dernière, en particulier au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique. Les cargaisons physiques ont atteint leur plus haut niveau depuis deux mois.

Ce lundi, l’accalmie des combats autour du détroit d’Ormuz a inversé la tendance. Le baril de Brent a chuté de 6,8% pour tomber à 90,2 dollars. De son côté, le brut léger américain (WTI) a perdu 6,35% et s’échange à 83,64 dollars. Un répit sur les marchés, mais la fragilité des routes maritimes reste entière, entre les menaces houthies et les tensions régionales.

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