Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La guerre au Moyen-Orient pourrait faire basculer l’économie mondiale

Alors que les combats entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur un scénario économique…

Article

le

La guerre au Moyen-Orient pourrait faire basculer l'économie mondiale

Alors que les combats entre les États-Unis et l’Iran s’intensifient, la Banque mondiale tire la sonnette d’alarme sur un scénario économique catastrophique. Croissance en chute libre, inflation galopante et vagues de défaut de paiement menacent les pays les plus vulnérables.

Le chef économiste de la Banque mondiale, Indermit Gill, a livré des prévisions inquiétantes. Selon lui, la poursuite des hostilités pourrait réduire la croissance mondiale de 2,9 % à seulement 1,3 % cette année. L’inflation globale grimperait à 4,5 % et les taux d’intérêt s’envoleraient. Ce scénario, le plus pessimiste parmi ceux envisagés en juin, est déjà en train de se réaliser.

Les conséquences ne s’arrêtent pas là. Les dégâts sur les infrastructures pétrolières au Moyen-Orient perturbent les livraisons d’engrais, d’hélium et de soufre indispensables à l’agriculture. Résultat : l’insécurité alimentaire s’aggrave, surtout dans les pays pauvres déjà affaiblis par la pandémie de Covid-19. Ces nations, lourdement endettées, pourraient voir leurs coûts d’emprunt exploser, les obligeant à réduire leurs dépenses pour l’éducation, la santé et d’autres services essentiels.

Les signes de tension se multiplient déjà. Plusieurs pays à court de liquidités ont sollicité de nouvelles lignes de crédit auprès du FMI. Le Pakistan a demandé 10 milliards de dollars aux États-Unis pour renforcer ses réserves. Le ratio dette/PIB des pays émergents atteint 74 % en 2025, bien au-dessus des 50-55 % d’avant la pandémie. Pour les pays à faible revenu, il est de 67 % contre 40 % auparavant. « C’est tout simplement un désastre qui s’annonce lentement » prévient Indermit Gill. Il anticipe qu’une annulation de dette sera nécessaire pour certains pays.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus