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Économie

L’inflation britannique ralentit plus que prévu, une bouffée d’air pour le nouveau Premier ministre

Les prix à la consommation n’ont augmenté que de 2,6% sur un an en juin, un chiffre meilleur que les prévisions. Mais la Banque d’Angleterre anticipe déjà…

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L'inflation britannique ralentit plus que prévu, une bouffée d'air pour le nouveau Premier ministre

Les prix à la consommation n’ont augmenté que de 2,6% sur un an en juin, un chiffre meilleur que les prévisions. Mais la Banque d’Angleterre anticipe déjà un rebond à 3% cet automne.

Mercredi, l’Office national des statistiques a dévoilé un indicateur économique qui redonne un peu d’espoir aux Britanniques. L’inflation a ralenti à 2,6% sur un an en juin, contre 2,8% en mai. Les économistes s’attendaient à 2,7%. Ce recul s’explique principalement par la baisse des prix des carburants. Pour la première fois depuis le début de la guerre en Iran fin février, le coût de l’essence a diminué d’un mois sur l’autre.

Mais ce répit pourrait être de courte durée. La Banque d’Angleterre, dont l’objectif est de maintenir l’inflation à 2%, prévoit une remontée à 3% au troisième trimestre. Les pressions sous-jacentes restent modérées, selon l’économiste en chef de KPMG, grâce à une demande intérieure faible. L’inflation des services, un indicateur suivi de près par la banque centrale, a légèrement ralenti à 3,6% contre 3,7% en mai. Mais ce chiffre est légèrement supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 3,5%.

Le nouveau gouvernement, mené par le Premier ministre Andy Burnham installé lundi, a déjà pris des mesures pour soulager les ménages. Une réduction de la taxe sur les factures d’énergie a été annoncée, ainsi qu’un abaissement du plafond des tarifs de bus. Le ministre des Finances John Healey s’est félicité des chiffres publiés, tout en reconnaissant qu’il fallait faire davantage. Les prix des denrées alimentaires, un poste essentiel pour les consommateurs, ont augmenté de 1,6% sur un an, contre 2,1% en mai, un ralentissement bienvenu. L’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, est restée stable à 2,6%.

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