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Accord en vue ? Trump parie sur une issue positive avec l’Iran, malgré les démentis

Donald Trump croit à une avancée rapide avec Téhéran, mais les dirigeants iraniens assurent ne négocier avec personne. Alors que les frappes sont en pause…

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Accord en vue ? Trump parie sur une issue positive avec l'Iran, malgré les démentis

Donald Trump croit à une avancée rapide avec Téhéran, mais les dirigeants iraniens assurent ne négocier avec personne. Alors que les frappes sont en pause depuis trois jours, le ton oscille entre optimisme et nouvelles menaces.

Le président américain s’est montré confiant lundi, depuis son avion Air Force One. Il a parlé de « bonnes chances » pour qu’un accord finisse par voir le jour avec l’Iran. Selon lui, les discussions seraient en cours et une entente pourrait même être proche. Pourtant, quelques heures plus tard, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a démenti toute négociation avec Washington. Il a affirmé qu’à « l’heure actuelle », Téhéran n’était engagé dans aucune discussion avec les Américains. Ce bras de fer verbal illustre la fragilité de la trêve entrée en vigueur samedi, après quinze jours d’échanges de frappes ininterrompus.

Malgré cette pause, la tension reste vive sur plusieurs fronts. Donald Trump a aussi menacé de relancer les bombardements si les pourparlers échouaient, tout en écartant les craintes d’une pénurie de munitions. De son côté, l’Arabie saoudite, alliée de Washington, a annoncé avoir intercepté une attaque de drones venue d’Irak. Ryad accuse des « milices terroristes soutenues par l’Iran », même si aucune revendication n’a été émise. Le gouvernement irakien a ouvert une enquête. Au Yémen, les rebelles houthis, proches de Téhéran, ont revendiqué des frappes de drones contre des « cibles sensibles » liées au transport de pétrole saoudien, notamment vers le port de Yanbu. Les hostilités entre Ryad et les Houthis ont repris en juillet après quatre ans de trêve.

Sur le plan maritime, l’Iran continue de verrouiller le détroit d’Ormuz, une voie stratégique par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. La marine des Gardiens de la Révolution a empêché lundi six navires de passer. En riposte, les États-Unis ont réinstauré un blocus naval autour des ports iraniens. Téhéran a promis de répondre à cette « extension de la guerre ». Pourtant, les marchés pétroliers ont réagi positivement à la trêve. Le baril de Brent est reparti à la baisse, autour de 90 dollars, soit une chute de plus de 11 %. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, attendu mardi à la Maison Blanche, a dit soutenir les efforts de Trump pour en finir avec les ambitions nucléaires iraniennes, ajoutant qu’une issue sans « combats de haute intensité » serait une bonne chose.

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