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Relaxé par la justice, un animateur périscolaire provoque la colère des familles à Paris

Des parents d’élèves crient à l’injustice après que leur animateur, accusé de gestes et paroles déplacés envers des enfants, a été relaxé par le tribunal.…

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Relaxé par la justice, un animateur périscolaire provoque la colère des familles à Paris

Des parents d’élèves crient à l’injustice après que leur animateur, accusé de gestes et paroles déplacés envers des enfants, a été relaxé par le tribunal. Une décision qui ravive un scandale qui secoue le périscolaire parisien.

Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que les actes reprochés à cet homme d’une quarantaine d’années étaient certes « inappropriés » et « en décalage » avec ce qu’on attend d’un animateur. Mais les juges n’y ont pas vu de caractère humiliant ou dégradant, ni une intention de nuire aux élèves. Résultat, l’animateur, qui avait été suspendu en octobre 2024, repart libre. Pour les familles des cinq enfants concernés, c’est une douche froide, presque une seconde violence.

Pendant l’enquête, les enfants avaient raconté des choses troublantes. L’animateur les surnommait « mon cœur », « mon bébé d’amour », « mon chaton ». Il leur imposait de longs câlins, prenait une fillette sur ses genoux, touchait la poitrine d’une autre. Il aurait même lancé à l’une d’elles « Je te ferais des bisous partout si je pouvais ». Il leur racontait aussi des histoires de viol. Mais pour le tribunal, ces faits ne constituent pas une infraction pénale. Les juges notent que l’agent aurait dû recevoir des rappels à l’ordre et une formation, rien de plus.

Les parents, eux, ne décolèrent pas. L’avocate de cinq familles parle d’une « très grande incompréhension ». Une mère d’élève se dit « indignée et en colère », dénonçant la « lâcheté systémique » des institutions. La porte-parole du collectif MeetooEcole compare cette relaxe à « une gifle ». Pourtant, le parquet a le pouvoir de faire appel mais n’a pas encore indiqué s’il le ferait. Cette affaire est la première à être jugée à Paris dans une série de signalements pour agressions sexuelles dans le périscolaire. Un autre procès est déjà prévu le 7 juillet. En parallèle, les 14 000 animateurs parisiens préparent une mobilisation pour réclamer plus de recrutements et dénoncer un « climat de suspicion généralisée » lié à ce scandale.

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