Faits Divers
Pression maximale sur Poutine le G7 serre la vis pour sortir de la guerre en Ukraine
Réunis à Evian, les dirigeants des sept grandes puissances promettent de durcir les sanctions et d’accélérer l’aide militaire à Kiev. Même Donald Trump…


Réunis à Evian, les dirigeants des sept grandes puissances promettent de durcir les sanctions et d’accélérer l’aide militaire à Kiev. Même Donald Trump, jusqu’ici plus conciliant avec Moscou, assure qu’il va tout tenter pour stopper le conflit.
Le ton a changé. Dans les allées du sommet du G7, qui se tient cette semaine dans la ville française d’Evian, l’heure est à l’offensive diplomatique contre la Russie. Les chefs d’État et de gouvernement des pays les plus industrialisés ont affiché une unité rare. Leur objectif commun forcer Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre en Ukraine. Et pour y parvenir, ils entendent frapper là où ça fait mal les finances russes.
Côté américain, la surprise est venue de Donald Trump. Jusqu’ici plutôt discret sur le dossier ukrainien et parfois critiqué pour sa complaisance envers le Kremlin, le président américain a promis de s’investir personnellement. « Je vais faire tout ce que je peux », a-t-il lancé, motivé par ce qu’il appelle un « phénoménal » nombre de morts. Selon lui, ce sont 25 000 jeunes qui perdent la vie chaque mois dans ce conflit. Une déclaration qui marque un virage, alors que Washington était jusqu’à récemment concentré sur la crise au Moyen-Orient. Un accord avec l’Iran vient toutefois d’être conclu, ce qui libère du temps et de l’énergie pour l’Ukraine.
Les Européens, eux, ne relâchent pas la pression. Une source diplomatique française a confirmé que le G7 s’accordait pour augmenter les sanctions, notamment sur les hydrocarbures russes, principale source de financement de l’effort de guerre. L’idée est simple priver Moscou des revenus qui lui permettent d’acheter missiles et drones. En parallèle, les alliés promettent de fournir à Kiev davantage de moyens de défense antiaérienne et de consolidation sur le terrain. Le Royaume-Uni a déjà annoncé l’envoi d’uranium enrichi pour les centrales nucléaires ukrainiennes et de nouvelles sanctions. Le Canada fait de même en visant la flotte fantôme russe et les réseaux de désinformation.
Volodymyr Zelensky, invité à rester jusqu’à la fin du sommet, a salué cette mobilisation. « C’est formidable que tout le monde comprenne que la Russie ne va pas gagner », a-t-il réagi. Le président ukrainien a même proposé une idée audacieuse organiser une rencontre avec Vladimir Poutine aux États-Unis. Un format que le maître du Kremlin aurait, selon lui, beaucoup plus de mal à refuser. Reste à savoir si cette fenêtre diplomatique, que le chancelier allemand Friedrich Merz dit voir s’entrouvrir pour la première fois, pourra vraiment aboutir. Sur le terrain, les frappes russes continuent de faire des victimes. Mais pour la première fois, l’unité du G7 semble solide. Et ça, c’est un signal fort envoyé à Moscou.
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