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Politique

Macron et Merkel parlent défense après la main tendue de Biden

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Angela Merkel et Emmanuel Macron se retrouvent vendredi pour parler défense et relations transatlantiques, après quelques frictions, au lendemain de l’annonce d’un rapprochement des Etats-Unis de leurs alliés traditionnels.

« Le Président et la Chancelière échangeront, en présence de leurs ministres des Affaires étrangères et des Armées, sur le renforcement de la souveraineté européenne et feront un point d’étape » sur les grands sujets en cours, selon la présidence française.

« Ils aborderont en particulier les questions de défense européenne (…) ainsi que les questions transatlantiques et internationales », selon cette même source.

Une conférence de presse commune est prévue à 15H00 GMT.

Elle interviendra au lendemain du premier grand discours de politique étrangère de Joe Biden, dans lequel le nouveau président américain a rompu avec la politique de Donald Trump et proclamé sa volonté de resserrer les liens avec les alliés traditionnels des Etats-Unis, citant nommément la France et l’Allemagne.

Frictions

Si tant Paris que Berlin se félicitent de ce nouveau départ après quatre années de froid, les points de vue sur la nature de la relation transatlantique ne sont pas parfaitement au diapason.

L’écart a pu être mesuré par une passe d’armes d’une rare intensité fin novembre sur le degré d’émancipation de la défense européenne à l’égard des Etats-Unis entre le chef de l’Etat français et la ministre de la Défense allemande, une proche d’Angela Merkel.

Emmanuel Macron s’était alors dit en « désaccord » profond » avec une tribune d’Annegret Kramp-Karrenbauer jugeant qu' »il l faut en finir avec l’illusion d’une autonomie stratégique européenne » et que « les Européens ne pourront pas remplacer le rôle capital qu’ont les Etats-Unis en tant que garants de leur sécurité ».

Avant cet épisode, la déclaration fracassante du président français en 2019 sur « la mort cérébrale » de l’Otan, juste avant le précédent conseil franco-allemand de défense en octobre 2019, avait suscité la désapprobation de Berlin.

SCAF en crise

Vendredi, les deux dirigeants évoqueront les dossiers concrets de coopération en matière d’armement, « le SCAF (Système de combat aérien du futur, ndlr) et le char MGCS (acronyme anglais de Système de combat terrestre principal), où il y a un peu d’espoir de trouver une solution pour pouvoir avancer », a estimé la chercheuse allemande Claudia Major, directrice du groupe de recherche « sécurité internationale » au sein de l’Institut allemand pour les relations internationales et la sécurité (SWP), devant l’association Europresse.

C’est aussi l’avis du quotidien allemand Handelsblatt qui estime vendredi que « le projet d’armement européen le plus important est en crise ».

Annoncé en 2017, le Scaf est un projet développé en plusieurs phases. Les pays partenaires négocient actuellement l’élaboration d’un démonstrateur de vol d’ici 2026, qui nécessitera un total de 6 milliards d’euros, selon une source proche du dossier.

Mais les progrès du dossier sont laborieux et la coopération entre les deux pays et leurs industriels très complexe.

« Le Scaf montre en miniature tous les problèmes du couple franco-allemand », estime Mme Major. Elle cite à titre d’exemples le fait que le Direction générale de l’armement (DGA) française n’a pas d’équivalent en Allemagne et la puissance du Bundestag, qui valide les tranches budgétaires, et qui est beaucoup plus fort que l’Assemblée nationale à Paris. Ou encore le déséquilibre entre la puissante industrie militaire française et son alter ego allemande, d’une taille bien plus modeste.

Le Scaf risque aussi d’être affecté par la transition politique en Allemagne, après le départ d’Angela Merkel au terme des élections législatives de septembre.

« Si on veut faire quelque chose, c’est avant les échéances électorales en Allemagne et en France », selon la source proche du dossier.

En vue de cette succession de Mme Merkel, Emmanuel Macron va s’entretenir également avec un de ses successeurs potentiels, Markus Söder.

Plébiscité pour sa gestion de la pandémie, M. Söder, qui dirige l’Union chrétienne-sociale (CSU), parti allié à l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, est actuellement la personnalité politique la plus populaire derrière Angela Merkel.

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France

Politique : la démission du gouvernement Attal acceptée par Emmanuel Macron

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Politique : la démission du gouvernement Attal acceptée par Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a accepté la démission de Gabriel Attal, son Premier ministre, et de l’ensemble du gouvernement, annonce l’Élysée dans un communiqué.

Le gouvernement de Gabriel Attal a officiellement démissionné. Lors du Conseil des ministres de ce mardi, Emmanuel Macron avait annoncé qu’il accepterait la démission de son Premier ministre et du gouvernement « d’ici ce soir ». Cette décision a été confirmée en fin d’après-midi par un communiqué de l’Élysée. Gabriel Attal et les membres de son gouvernement continueront à gérer les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau cabinet.

Dans son communiqué, la présidence a réitéré son appel à « bâtir un rassemblement autour de projets et d’actions au service des Françaises et des Français ». Un participant à ce dernier Conseil des ministres a rapporté que le président a remercié Gabriel Attal et les ministres pour leur service, suivi d’applaudissements. Gabriel Attal, âgé de 35 ans, était devenu le plus jeune Premier ministre de la Ve République, succédant à Élisabeth Borne il y a six mois. Cependant, l’identité de son successeur reste incertaine, le Nouveau Front populaire, majoritaire aux élections législatives, n’ayant pas encore trouvé de candidat consensuel.

Lors de ce dernier Conseil des ministres, Gabriel Attal a souligné : « Nous aurions pu disparaître. Nous avons évité le pire. L’avenir est à écrire ». Il a également adressé quelques mots à Emmanuel Macron : « Je sais, Monsieur le Président de la République, pour connaître les femmes et les hommes autour de cette table, que toutes et tous ont la France au cœur et que la flamme ne s’éteint jamais pour ceux qui veulent servir les Français ». Attal a assuré que son gouvernement continuerait à assurer la continuité de l’État « jusqu’à la dernière minute », aussi longtemps que nécessaire, en vue des événements majeurs à venir pour le pays.

La présidence, dans son communiqué, a insisté sur l’importance de l’unité et de la coopération pour le bien-être des Français, en soulignant le besoin de continuer à travailler ensemble malgré les défis politiques actuels.

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France

Politique : les discussions pour Matignon au point mort à gauche

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Politique : les discussions pour Matignon au point mort à gauche

Les négociations pour trouver un candidat à Matignon parmi les forces de gauche sont dans l’impasse. Les Insoumis dénoncent l’opposition systématique des socialistes, tandis que Gabriel Attal et Emmanuel Macron affinent leur stratégie.

Les discussions pour désigner un candidat de gauche à Matignon sont au point mort. Le Nouveau Front populaire (NFP), malgré son succès aux législatives, n’a pas réussi à s’accorder sur une équipe gouvernementale. Le nom d’Huguette Bello, présidente de La Réunion proche de La France insoumise, n’a pas convaincu le Parti socialiste (PS), et la piste a été abandonnée après un week-end de négociations infructueuses.

L’écologiste Sandrine Rousseau a exprimé sa frustration sur X, déplorant l’image projetée par les négociations bloquées. Les tensions sont particulièrement vives entre les Insoumis et les socialistes, ces derniers étant accusés par LFI de retarder le processus pour faire échouer le programme du NFP.

Olivier Faure, premier secrétaire du PS et candidat des socialistes pour Matignon, a proposé d’élargir la recherche à une personnalité issue de la société civile, une idée également soutenue par certains écologistes. Cependant, cette suggestion a été rejetée par les Insoumis, qui exigent des garanties pour la mise en œuvre du programme du NFP. Jean-Luc Mélenchon a insisté sur la nécessité d’une candidature unique pour la présidence de l’Assemblée nationale avant toute autre discussion.

L’élection au perchoir de l’Assemblée nationale, prévue jeudi, est cruciale pour la gauche. Le bloc présidentiel, mené par Yaël Braun-Pivet, pourrait chercher à former une majorité alternative, notamment avec le soutien de la droite, pour conserver ce poste-clé. Une candidature centriste, comme celle de Charles de Courson, pourrait également rassembler un large soutien.

La question du front républicain contre le Rassemblement national (RN) est un autre enjeu majeur. Certains cadres macronistes, y compris Mme Braun-Pivet, s’opposent à cette stratégie, permettant ainsi au RN d’obtenir des postes à responsabilité.

Gabriel Attal, toujours Premier ministre en attente de l’acceptation de sa démission par Emmanuel Macron, reste en poste jusqu’à nouvel ordre. Un Conseil des ministres prévu mardi pourrait marquer le début d’une nouvelle configuration gouvernementale.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron et les chefs de parti du camp présidentiel se sont réunis à l’Élysée pour discuter de la situation politique. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué que la démission d’Attal pourrait être acceptée mardi ou mercredi.

Dans ce contexte politique incertain, la future équipe gouvernementale devra faire face à des finances publiques préoccupantes, comme l’a souligné la Cour des comptes dans son dernier rapport. La réduction de la dette reste un impératif partagé par toutes les forces politiques, a rappelé Pierre Moscovici, premier président de la Cour des comptes.

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La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures

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La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures

La CGT cheminots appelle à des manifestations devant l’Assemblée nationale et les préfectures, demandant la constitution d’un gouvernement « autour du programme du Nouveau Front populaire ».

Ce mercredi, dans un communiqué, la CGT cheminot a appelé à des rassemblements le 18 juillet « devant les préfectures et à Paris à proximité de l’Assemblée nationale pour exiger la mise en place d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire ». « La CGT et ses organisations appellent solennellement Emmanuel Macron à respecter le résultat des urnes », exhorte l’organisation dans ce document. « L’espoir suscité par le vote est immense, nos exigences sociales le sont tout autant », prévient par ailleurs le syndicat.

Des propos repris et martelés par Sophie Binet, secrétaire générale du syndicat, sur le plateau de LCI ce jeudi 11 juillet. « On a l’impression d’avoir Louis XVI qui s’enferme à Versailles », a-t-elle lancé, appelant Emmanuel Macron à « préserver le pays au lieu de jeter des bidons d’essence sur les incendies qu’il a allumés ». Objectif : « faire pression » sur l’exécutif. « Il faut, toutes et tous, rejoindre ces rassemblements, pour mettre l’Assemblée nationale sous surveillance et appeler au respect du vote populaire », a plaidé la syndicaliste. Et d’ajouter que dans le cas contraire, « il risque encore une fois de plonger le pays dans le chaos ».

Sophie Binet s’est quelque peu écartée de la ligne de Jean-Luc Mélenchon qui affirmait la volonté du NFP le soir du second tour des élections législatives d’appliquer « rien que son programme, mais tout son programme. » La secrétaire générale a ouvert la porte à des compromis, insistant sur la nécessité de « laisser le parlement trouver des majorités de projets. »

Le 18 juin, une semaine après l’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, Sophie Binet avait, au nom de son syndicat, appelé à faire barrage au Rassemblement national et à voter pour le Nouveau Front Populaire. « On est dans un contexte inédit, notre République et notre démocratie sont en danger, dans ce type de moments, la CGT prend toujours ses responsabilités », avait alors déclaré la secrétaire générale.

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