Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Les entreprises de la zone euro voient l’inflation et les salaires moins grimper

Alors que le conflit au Moyen-Orient fait flamber les prix de l’énergie, les patrons européens ne s’affolent pas. Ils anticipent une hausse bien plus…

Article

le

Les entreprises de la zone euro voient l’inflation et les salaires moins grimper

Alors que le conflit au Moyen-Orient fait flamber les prix de l’énergie, les patrons européens ne s’affolent pas. Ils anticipent une hausse bien plus modérée de leurs prix de vente et des salaires dans les mois à venir.

La Banque centrale européenne vient de dévoiler une enquête menée auprès de plus de 5000 sociétés de la zone euro. Verdict : les tensions géopolitiques n’ont pas encore provoqué de spirale infernale. Les entreprises interrogées prévoient que leurs prix de vente augmenteront en moyenne de 3,2% sur les douze prochains mois. C’est moins que les 3,5% anticipés il y a seulement trois mois. Simultanément, les coûts des matières premières et de l’énergie hors salaires devraient progresser de 5,2%, contre 5,8% précédemment. Un ralentissement net, même si ces chiffres restent élevés.

Du côté des salaires, le reflux est aussi visible. Les firmes tablent désormais sur une hausse de 2,5% en moyenne, contre 2,8% au trimestre précédent. Pour la BCE, c’est un signal rassurant. L’institution redoutait que la flambée énergétique ne pousse les travailleurs à réclamer des augmentations massives, ce qui aurait ensuite fait grimper les prix encore plus. Pour l’instant, cette mécanique redoutée ne se déclenche pas. L’inflation dans la zone euro tourne autour de 3%, bien au-dessus de l’objectif de 2% fixé par la banque centrale, mais les anticipations des entreprises sur l’inflation future restent stables.

Reste à savoir si la tendance va durer. La BCE a relevé ses taux en juin, et elle devrait les laisser inchangés cette semaine. Mais la nouvelle montée des cours du pétrole et la reprise des hostilités au Proche-Orient alimentent les spéculations. Certains analystes parient déjà sur un nouveau tour de vis en septembre. Les prochains mois diront si ce répit sur les prix et les salaires résiste à la géopolitique.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus