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Les Bourses européennes plient sous le poids du pétrole et de l’inflation

Les marchés actions européens ont ouvert la semaine dans le rouge. La faute à la hausse des prix du pétrole et aux craintes d’une inflation qui pourrait…

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Les Bourses européennes plient sous le poids du pétrole et de l'inflation

Les marchés actions européens ont ouvert la semaine dans le rouge. La faute à la hausse des prix du pétrole et aux craintes d’une inflation qui pourrait repartir.

Les grandes places financières du Vieux Continent ont débuté lundi sur une note hésitante. Le CAC 40 à Paris a reculé de 0,12%, le Dax à Francfort a perdu 0,16% et le FTSE 100 à Londres a cédé 0,63%. Derrière ces petits chiffres, un même moteur fait tousser les investisseurs : la flambée du pétrole. Les États-Unis ont bombardé l’Iran pour la neuvième nuit consécutive, et Téhéran a riposté en ciblant des alliés de Washington dans la région. Conséquence immédiate, le détroit d’Ormuz est à nouveau perturbé. Résultat, le baril de brut a franchi le cap des 90 dollars, ce qui ravive la peur d’une inflation tenace.

Ce regain de tension sur l’énergie arrive à un moment clé pour la Banque centrale européenne, qui doit se réunir jeudi. Les investisseurs redoutent que la hausse des prix du pétrole n’empêche l’inflation de ralentir comme espéré. Le rendement de l’obligation d’État allemande à deux ans, très sensible aux anticipations de taux, a bondi lundi à son plus haut niveau depuis deux ans, touchant 2,81%. Les marchés anticipent désormais deux nouvelles hausses des taux directeurs de la BCE d’ici 2027. Pourtant, la banque centrale devrait rester prudente cette semaine et opter pour le statu quo. Mais les « faucons » de l’institution ne veulent pas fermer la porte à un tour de vis après l’été, une option que Christine Lagarde devrait garder sur la table.

Les conséquences se voient secteur par secteur. Les entreprises liées à l’énergie profitent de la flambée du brut : le sous-indice correspondant du Stoxx 600 est l’un des rares à grimper, avec une hausse de 1,41%. À l’inverse, les valeurs du voyage et des loisirs souffrent. Elles perdent 1,29%. Ryanair a particulièrement déçu, avec un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes. L’action de la compagnie low-cost a dévissé de plus de 5% en début de séance. Les marchés retiennent donc leur souffle, tiraillés entre tensions géopolitiques et espoirs d’une inflation maîtrisée.

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