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La France rebondit mais la guerre en Iran assombrit l’horizon économique

L’économie française renoue avec une croissance de 0,2% au printemps, portée par les dépenses des ménages et les exportations. Pourtant, l’inflation et…

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La France rebondit mais la guerre en Iran assombrit l'horizon économique

L’économie française renoue avec une croissance de 0,2% au printemps, portée par les dépenses des ménages et les exportations. Pourtant, l’inflation et l’instabilité géopolitique annoncent un second semestre très compliqué.

Après trois mois de repli, la machine économique française redémarre timidement. Les chiffres officiels publiés jeudi confirment un rebond de 0,2% du produit intérieur brut entre avril et juin. Cette progression était attendue par la plupart des analystes. Elle efface la légère contraction de 0,1% enregistrée au premier trimestre, due en grande partie à une chute des exportations. Mais ce sursaut ne masque pas les fragilités d’une économie prise entre la flambée des prix et les tensions internationales.

Ce regain de croissance s’explique d’abord par la consommation des ménages, qui repart à la hausse avec une augmentation de 0,2% après une baisse de 0,3% au trimestre précédent. Les administrations publiques ont aussi contribué en accélérant leurs dépenses. Côté commerce extérieur, les exportations ont rebondi plus vite que les importations, ce qui a soutenu l’activité. En clair, les Français ont recommencé à consommer et les entreprises à vendre à l’étranger. Mais ces signaux positifs restent fragiles, car le moral des consommateurs est miné par la hausse des prix et l’incertitude sur leur pouvoir d’achat.

Le principal nuage à l’horizon s’appelle Iran. La guerre dans cette région a propulsé les coûts de l’énergie et alimenté une inflation qui grignote les revenus des ménages. Face à ce contexte, le gouvernement a déjà revu ses prévisions de croissance pour 2026 à la baisse, passant de 0,9% à 0,7%. Un économiste prévient que si le baril de pétrole reste autour de 90 dollars dans les prochains mois, la croissance pourrait devenir nulle, ou tout juste positive, au troisième et au quatrième trimestre. Autrement dit, le rebond du printemps pourrait n’être qu’une courte respiration avant une nouvelle période d’essoufflement.

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