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France

Geoffroy Lejeune nommé directeur de la rédaction du JDD malgré la grève massive

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Geoffroy Lejeune nommé directeur de la rédaction du JDD malgré la grève massive

L’annonce intervient alors que la rédaction du « JDD » a massivement voté la grève, jeudi, puis sa reconduction, vendredi.

Le groupe Lagardère a annoncé vendredi la nomination de Geoffroy Lejeune, 34 ans, comme directeur de la rédaction du JDD, en pleine grève de ses équipes, opposées à l’arrivée du journaliste d’extrême droite, fraîchement débarqué de l’hebdomadaire Valeurs Actuelles.

Geoffroy Lejeune succède à Jérôme Béglé, lui-même nommé directeur général de la rédaction de Paris Match, autre titre du groupe Lagardère, dont l’absorption par Vivendi, le groupe du milliardaire ultra-conservateur Vincent Bolloré, vient d’être autorisée par Bruxelles. Une décision officialisée alors que le JDD ne paraîtra pas dimanche, la quasi-totalité de sa rédaction ayant décidé vendredi de poursuivre la grève lancée la veille pour contester ce qui n’était alors que la possible arrivée à sa tête du journaliste d’extrême droite.

Pas de JDD ce dimanche

La rédaction a voté à 96 % (81 pour, trois contre, trois qui ne se prononcent pas) « en faveur de la poursuite de la grève » jusqu’à samedi 17H30, a annoncé la société des journalistes (SDJ) du journal dominical dans un communiqué. Conséquence, l’édition de dimanche ne paraîtra pas, ont précisé deux journalistes.

Le personnel du Journal du dimanche (JDD) avait décidé jeudi de se mettre en grève pour contester la rumeur Lejeune, avancée par le journal Le Monde. Si la nomination de Geoffroy Lejeune « devait se confirmer, ce serait, au-delà de la provocation et de la démonstration que l’extrême droite s’installe désormais tranquillement dans les médias, une trahison pour l’ensemble de la rédaction et des lecteurs », a ainsi estimé vendredi sur Twitter Alain Genestar, directeur de la rédaction du JDD de 1987 à 1999, désormais à la tête de Polka Magazine.

Une saignée à la ITélé à prévoir ?

« Bolloré est un spécialiste du découpage à la hache dans les médias qu’il rachète (…) souvenons-nous d’ITélé », devenue CNews après s’être vidée de sa rédaction, a tweeté de son côté le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire.

« Nous nous mobiliserons autant que possible pour éviter un carnage journalistique au JDD », a-t-il poursuivi, souhaitant « courage à ses journalistes qui défendent leur indépendance éditoriale et l’honnêteté de l’information ». De nombreuses personnalités de gauche se sont également inquiétées d’un possible virage à droite toute du journal, perspective saluée en revanche par des personnalités d’extrême-droite.

Europe

Européennes: Manon Aubry (LFI) dénonce le « racket social » du gouvernement

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Européennes: Manon Aubry (LFI) dénonce le "racket social" du gouvernement

À Montpellier ce dimanche, Manon Aubry, tête de liste des Insoumis aux élections européennes, a vivement critiqué ce qu’elle a qualifié de « racket social » perpétré par le gouvernement.

Lors d’un meeting à Montpellier dimanche, Manon Aubry, tête de liste des Insoumis aux élections européennes, a vivement critiqué ce qu’elle a qualifié de « racket social » perpétré par le gouvernement. Elle a appelé à faire des élections du 9 juin un « référendum contre ces nouvelles règles d’austérité ».

Manon Aubry a vivement critiqué les politiques d’austérité imposées par l’Union européenne et mises en œuvre par le gouvernement français. Elle a également accusé une alliance entre macronistes, la droite et les socialistes d’avoir voté en faveur d’un pacte asile-immigration qu’elle qualifie d' »infâme ».

De plus, elle a qualifié le programme du Rassemblement National de « vide sidéral », reprochant à leur tête de liste, Jordan Bardella, de ne pas avoir déposé suffisamment d’amendements lors de son mandat au Parlement européen.

Manuel Bompard, coordinateur national de LFI, a également pris la parole pour critiquer le candidat des socialistes, Raphaël Glucksmann, l’accusant de vouloir « une élection sans le peuple pour préparer le retour de François Hollande ».

Le meeting a également été marqué par les propos de Rima Hassan, militante franco-palestinienne controversée, appelant à mettre fin à l’accord d’association entre l’UE et Israël, conditionné selon elle au respect des droits humains.

Ce meeting à Montpellier, ville où Jean-Luc Mélenchon avait obtenu un fort soutien lors de la présidentielle de 2022, a rassemblé environ 1 000 personnes selon les organisateurs. Depuis leur premier meeting à Villepinte le mois dernier, les Insoumis ont prévu 60 réunions publiques à travers la France.

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France

Emmanuel Macron condamne fermement l’attaque de l’Iran contre Israël

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Emmanuel Macron condamne fermement l'attaque de l'Iran contre Israël

Emmanuel Macron a « condamné avec la plus grande fermeté l’attaque sans précédent lancée par l’Iran contre Israël » et appelé « à la retenue » les parties prenantes, dans un message publié dimanche sur X.

Le président français, Emmanuel Macron, a réagi avec fermeté à l’attaque lancée par l’Iran contre Israël, la qualifiant d’ « attaque sans précédent » qui risque de déstabiliser la région. Dans un message publié sur X dimanche, il a exprimé sa solidarité avec le peuple israélien et a réaffirmé l’engagement de la France envers la sécurité d’Israël et la stabilité régionale. Macron a également appelé toutes les parties impliquées à faire preuve de retenue.

L’Iran a lancé plus de 200 drones et missiles contre Israël dans la nuit de samedi à dimanche, en représailles à une frappe contre son consulat à Damas. Cependant, l’armée israélienne a affirmé que cette attaque avait été « déjouée ».

Le G7, dont la France est membre, tiendra une réunion en vidéo-conférence dimanche après-midi pour discuter de cette attaque. Le gouvernement italien, président actuel du G7, a souligné la nécessité d’éviter une escalade militaire et de promouvoir la prudence. Le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra également une réunion d’urgence, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ayant qualifié cette situation d' »escalade grave ».

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France

#MeToo des armées: la France lance une mission d’inspection sur les violences sexuelles

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#MeToo des armées: la France lance une mission d'inspection sur les violences sexuelles

Le ministère français des Armées a lancé une mission d’inspection sur les violences sexuelles dans ses rangs après une série de témoignages d’abus alimentant un #MeToo de l’institution militaire.

Le ministère français des Armées a initié une mission d’inspection pour enquêter sur les violences sexuelles au sein de ses rangs, suite à une série de témoignages faisant état d’abus, alimentant un #MeToo au sein de l’institution militaire.

La mission vise à améliorer « l’ensemble des mesures de prévention, de protection des victimes et de sanction des agresseurs », ont annoncé le ministre Sébastien Lecornu et la secrétaire d’État aux Anciens Combattants Patricia Miralles dans une tribune commune parue dans le quotidien Le Monde.

Par ailleurs, les ministres ont précisé qu’à partir de maintenant, « chaque fois qu’il existe une suspicion de viol ou d’agression sexuelle présentant un caractère suffisant de vraisemblance, la personne mise en cause sera systématiquement suspendue de ses fonctions ».

La mission rendra ses conclusions fin mai. Une instruction ferme en ce sens a été envoyée par le ministère à tous les commandements le 26 mars.

Les violences sexuelles « sont des actes contre la cohésion militaire, contre la fraternité d’armes, c’est d’autant plus insupportable dans les armées », a déclaré le contrôleur général des Armées, chef de la cellule « Themis ».

La députée Laetitia Saint-Paul, par ailleurs capitaine dans l’armée de Terre, a reçu une vingtaine de témoignages de victimes présumées en une semaine sur sa boîte mail parlementaire après la publication du témoignage de Manon Dubois, victime d’agressions sexuelles lorsqu’elle travaillait dans la Marine.

La mission d’inspection aura également pour objectif de « rendre plus efficace encore » le fonctionnement de la cellule « Thémis ».

En 2023, 167 signalements pour violences sexuelles ou sexistes ont été adressés à la hiérarchie militaire et 59 à Thémis, soit un total de 226 cas ayant fait l’objet d’une enquête administrative au sein des armées, selon le ministère.

Sur ces 226 cas, « la moitié » a fait l’objet de sanctions disciplinaires et 150 ont fait ou font l’objet de poursuites en justice. Un tiers relèvent du harcèlement, un tiers d’agressions, 12% de viols et le reste d’outrages sexistes, selon la même source.

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