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Washington et Israël suspendent leurs frappes contre l’Iran sous conditions
Les États-Unis et Israël ont renoncé pour l’instant à bombarder l’Iran, après une demande de Téhéran et de plusieurs pays de la région. Mais la menace…


Les États-Unis et Israël ont renoncé pour l’instant à bombarder l’Iran, après une demande de Téhéran et de plusieurs pays de la région. Mais la menace reste entière si un accord n’est pas trouvé rapidement.
Le président américain a annoncé avoir donné son accord pour suspendre les frappes prévues contre la République islamique d’Iran. Selon lui, Téhéran et d’autres pays du Moyen-Orient ont directement demandé cette suspension. Il affirme être prêt à frapper l’Iran avec une puissance inédite depuis la Seconde Guerre mondiale si aucune issue diplomatique ne se dessine.
Cette décision ne signifie pas un retour au calme. Elle intervient alors que Washington et Israël préparaient des bombardements massifs, avec des raffineries de pétrole et des centrales électriques parmi les cibles possibles. Les Américains présents dans la région avaient d’ailleurs été invités à envisager de la quitter. Côté conditions, l’accord devra prévoir l’ouverture complète du détroit d’Ormuz et la fin de la menace nucléaire iranienne. Le président américain assure qu’Israël s’associe à cet engagement.
Les pressions pour éviter le conflit se multiplient. Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane a appelé le président américain pour lui demander de désamorcer la situation. Le Pakistan, qui joue les médiateurs, affirme que les belligérants discutent d’une désescalade, en particulier sur le détroit d’Ormuz. Téhéran, de son côté, dénonce la responsabilité américaine dans l’escalade. Un drone a par ailleurs frappé un navire gazier appartenant à une société américaine, amarré dans un port égyptien, et l’enquête n’a pour l’instant désigné personne.
Cette annonce s’inscrit dans une guerre déclenchée fin février par des frappes américano-israéliennes contre l’Iran, qui a riposté par des missiles et des drones. Un protocole d’accord signé à la mi-juin devait ouvrir la voie à des pourparlers de paix, mais les frappes réciproques ont repris début juillet. La guerre s’est étendue à la mer Rouge où les rebelles Houthis, soutenus par Téhéran, ont annoncé un blocus des ports saoudiens et revendiqué des attaques contre des pétroliers. Ils ont démenti vouloir imposer des droits de passage aux navires dans le détroit de Bab el-Mandeb.
Les marchés, eux, suivent chaque développement. La montée des tensions a provoqué une flambée du prix du baril de Brent, qui a bondi de 7,66% en une journée pour atteindre 90,53 dollars. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique verrouillé par l’Iran, et le détroit de Bab el-Mandeb, à la limite sud de la mer Rouge, concentrent toutes les inquiétudes. La suspension annoncée change la donne immédiate, mais ne règle rien tant qu’aucun accord n’est signé.
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