Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Gaza sous les bombes malgré l’annonce d’un accord de désarmement

Alors qu’un plan de paix prévoyant la dissolution du Hamas et le retrait israélien vient d’être annoncé, les frappes ont encore tué huit personnes dans la…

Article

le

Gaza sous les bombes malgré l’annonce d’un accord de désarmement

Alors qu’un plan de paix prévoyant la dissolution du Hamas et le retrait israélien vient d’être annoncé, les frappes ont encore tué huit personnes dans la nuit. L’accord est confirmé par le Hamas, mais Israël reste silencieux et les bombes continuent de tomber.

L’annonce d’un accord de paix n’a pas apaisé la nuit à Gaza. Des bombardements israéliens ont tué au moins huit personnes, selon les secours palestiniens, alors que le Hamas vient d’accepter un plan prévoyant la dissolution de ses groupes armés et un départ progressif de l’armée israélienne. Ce plan, présenté par le Conseil de Paix du président américain et annoncé jeudi soir, demande aux deux camps d’arrêter leurs opérations militaires. Mais sur le terrain, les armes continuent de parler.

Parmi les victimes de la nuit, un homme et une femme ont été tués dans un appartement de Deir al-Balah, frappé par un hélicoptère militaire israélien. Une autre personne a perdu la vie dans la vieille ville de Gaza, touchée par des tirs. À Khan Younès, une frappe a tué trois membres d’une même famille, dont un enfant. La veille, huit autres personnes étaient déjà mortes. L’hôpital al-Aqsa a vu deux de ses quatre entrepôts de médicaments détruits et les deux autres gravement endommagés, ainsi qu’une clinique mobile voisine. Les secours ont retrouvé des débris et des médicaments éparpillés dans un large cratère.

L’armée israélienne affirme avoir visé un bâtiment utilisé comme cachette par le Hamas pour stocker des armes, et dit avoir averti les habitants à l’avance. Le Hamas, lui, confirme l’accord mais accuse Israël de ne pas le respecter. Bassem Naïm, un responsable du mouvement, demande aux médiateurs de mettre la pression sur Israël pour que les violations cessent. Dans les rues de Gaza, la population oscille entre espoir et peur. Abdallah al-Hou, un habitant du nord, réclame un véritable cessez-le-feu, expliquant que chaque heure de retard coûte des vies.

Le bilan s’alourdit de semaine en semaine. Juillet a été le mois le plus meurtrier depuis le début de l’année, avec 152 morts recensés par le ministère de la Santé de Gaza. Depuis octobre, au moins 1.222 Palestiniens sont morts dans le territoire. Côté israélien, cinq soldats et un employé civil ont perdu la vie. Les deux camps se renvoient la responsabilité des violations de la trêve, et l’accès limité à la bande de Gaza rend toute vérification indépendante impossible.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus