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Le Hamas accepte de rendre les armes à Gaza en échange d’un retrait progressif

Un accord majeur vient sceller le sort des armes du Hamas à Gaza. En contrepartie, l’armée israélienne doit entamer un retrait progressif du territoire.

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Le Hamas accepte de rendre les armes à Gaza en échange d'un retrait progressif

Un accord majeur vient sceller le sort des armes du Hamas à Gaza. En contrepartie, l’armée israélienne doit entamer un retrait progressif du territoire.

Alors qu’un cessez-le-feu est en place depuis plus de neuf mois, le mouvement islamiste palestinien vient de franchir un cap décisif. Un accord a été conclu sur la question des armes, avec un retrait progressif des forces israéliennes en contrepartie. Ce texte s’inscrit dans la deuxième phase d’un plan porté par Washington pour mettre fin à une guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

L’annonce suscite un mélange d’espoir et de doute dans la bande de Gaza, où la situation humanitaire reste très lourde. Un chauffeur de taxi de 37 ans, Ahmed Aal, craint qu’Israël ne respecte pas les accords et ne trouve toujours un prétexte pour relancer les combats. À l’inverse, Mohammed Hamdouna, un enseignant déplacé, estime que le Hamas a fait payer un prix énorme à la population et ne doit plus avoir aucun rôle à Gaza. « Le peuple a payé le prix du sang », dit-il.

Au gouvernement israélien, l’accord est loin de faire l’unanimité. Le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir le juge inacceptable pour Israël. Pour lui, cesser les combats reviendrait à laisser le Hamas préparer le prochain massacre. De son côté, le président américain Donald Trump salue une étape cruciale et parle d’un désarmement complet du Hamas, avec une force internationale de stabilisation et une nouvelle police palestinienne.

Reste à savoir comment ce texte sera appliqué. Israël continue d’exiger une démilitarisation totale de la bande de Gaza et prévient qu’aucun retrait n’aura lieu sans réel désarmement. Les forces israéliennes contrôlent toujours plus de 60 % du territoire. Un membre de l’équipe de négociation du Hamas, Ghazi Hamad, explique que la gestion des armes sera confiée au comité national pour l’administration de Gaza, une structure de technocrates palestiniens créée par le Conseil de paix de Donald Trump. Cette structure est actuellement bloquée en Égypte, Israël l’empêchant d’accéder à la bande de Gaza. Le haut représentant Nikolaï Mladenov, qui a participé aux négociations, insiste sur un point. Le retrait doit aller de pair avec le désarmement.

Pour plusieurs observateurs, l’annonce du Hamas est surtout un geste politique. La spécialiste Leïla Seurat y voit une manière de pousser les médiateurs à agir, en montrant que le mouvement fait sa part alors qu’Israël ne fait rien. Le chercheur Muhammad Shehada estime lui que Benjamin Netanyahu ne peut pas autoriser un vrai retrait ou une reconstruction sans se livrer à un suicide politique, alors que des élections législatives approchent. La trêve reste donc fragile. Des frappes israéliennes ont encore fait au moins quatre morts récemment, et le bilan de la guerre dépasse désormais 73 300 tués.

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