Nous rejoindre sur les réseaux

Planète

La Corée du Sud étouffe sous un record historique de chaleur

Le thermomètre a grimpé jusqu’à 42,5°C à Yangsan, du jamais-vu depuis 1904. Face à cette fournaise, le pays a déployé son niveau d’alerte maximum pour…

Article

le

La Corée du Sud étouffe sous un record historique de chaleur

Le thermomètre a grimpé jusqu’à 42,5°C à Yangsan, du jamais-vu depuis 1904. Face à cette fournaise, le pays a déployé son niveau d’alerte maximum pour protéger la population.

La ville de Yangsan, dans le sud-est du pays, a vécu une journée hors normes ce dimanche. À 13h26 locales, les relevés ont atteint 42,5°C, un chiffre qui n’avait jamais été mesuré en Corée du Sud depuis le début des statistiques. Ce n’est pas un accident isolé puisque la ville enchaîne son cinquième jour consécutif au-dessus des 40°C.

Cette chaleur extrême ne touche pas qu’un seul endroit. Plus de vingt localités sont placées en alerte maximale, et l’agence météorologique nationale a lancé un appel très clair pour stopper toute activité en extérieur. Les autorités insistent sur le danger des logements sans climatisation et exhortent les habitants à trouver immédiatement un endroit frais, comme les centres de rafraîchissement, tout en continuant à s’hydrater régulièrement.

Ce niveau d’alerte est une nouveauté. Il a été créé cette année pour faire face aux événements extrêmes liés au changement climatique. Il se déclenche dès que les températures ressenties dépassent 38°C sur une journée ou que les prévisions annoncent plus de 39°C. Au total, ce sont 157 villes qui se trouvent en vigilance vague de chaleur. En quelques décennies, le nombre annuel de ces épisodes a plus que doublé dans le pays, passant de huit jours en moyenne dans les années 1970 à dix-neuf sur les cinq dernières années.

Les conséquences se voient dans la vie quotidienne. Les habitants se précipitent dans les centres commerciaux et les cafés équipés de climatisation. Même le sport est concerné, puisque la ligue professionnelle de baseball a annulé pour la deuxième journée consécutive un match prévu à Changwon, où le mercure a frôlé les 39,5°C, avec une priorité affichée pour la santé des joueurs et des spectateurs.

Ces vagues de chaleur ne sont pas un hasard. Elles deviennent plus fréquentes et plus intenses à cause du réchauffement climatique, alimenté par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz. Les scientifiques alertent sur leurs effets humains et économiques, et sur la nécessité d’adapter les infrastructures. Cette année, le phénomène El Niño, qui réchauffe les eaux du Pacifique équatorial central et oriental, vient encore amplifier la situation en bouleversant les régimes de vents, de pressions et de pluies à l’échelle planétaire.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus