Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

Arcachon retrouve ses vacanciers, un souffle d’espoir après les flammes

La station balnéaire épargnée par le mégafeu de Gironde voit la vie reprendre doucement sur son front de mer. Les commerçants veulent y croire malgré une…

Article

le

Arcachon retrouve ses vacanciers, un souffle d'espoir après les flammes

La station balnéaire épargnée par le mégafeu de Gironde voit la vie reprendre doucement sur son front de mer. Les commerçants veulent y croire malgré une saison en demi-teinte.

Le soleil tape sur le front de mer d’Arcachon. Les parasols poussent comme des champignons et les terrasses accueillent les premiers clients de la journée. Pourtant, l’ambiance reste étrange pour un début août. Les allées ne sont pas noires de monde, les glaces se vendent au compte-gouttes.

Il faut dire que la saison a été brutalement interrompue. Pendant une dizaine de jours, le mégafeu a ravagé 42 000 hectares de forêt, détruit 240 maisons et forcé 220 000 personnes à évacuer. Le feu est désormais fixé, mais des foyers restent actifs au nord du bassin. Arcachon, elle, a évité le pire. Mais la peur et les fumées ont fait fuir les touristes au plus fort de la crise.

Le retour des vacanciers est donc vital pour une ville qui vit du tourisme. Le secteur pèse 7% du PIB de la Gironde, emploie plus de 40 000 personnes et génère 3,2 milliards d’euros de retombées. Un glacier du front de mer, Joaquim Fajarnes, ne cache pas son inquiétude. « La reprise n’est pas encore là », dit-il. Mais il martèle son optimisme et fait tout pour attirer les clients.

Julien Daufresne, un Bordelais de 42 ans, savoure ce retour à la normale. Pendant l’incendie, il n’a pas pu travailler et a vu le boulevard de la plage totalement vide. Aujourd’hui, les voitures repassent et les piétons reviennent. « Ça fait du bien de voir du monde », sourit-il. Corinne, 62 ans, habitante de La Teste-de-Buch, remarque que c’est calme pour la saison. De son côté, Bruno Spinosa veut garder espoir malgré son inquiétude. La sécheresse record et les comportements à risque, comme les pique-niques avec une cigarette, le préoccupent.

Luisa Nogues et Rosa Pinto, deux sœurs de 61 et 66 ans, sont arrivées pendant la période la plus tendue. Elles ont été très touchées par le sort des évacués. « C’était horrible », se souvient Luisa. Mais aujourd’hui, elles sentent un mieux. « Ça revit un peu, les gens ont moins la tête dans les épaules », observe Rosa. Un nouveau départ, espèrent les habitants, même si la prudence reste de mise.

À lire aussi

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus