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Des pétroliers iraniens percent le blocus américain à quelques jours de l’accord de paix

Alors que Téhéran et Washington s’apprêtent à signer un accord pour mettre fin à des mois de guerre, les premiers navires chargés de brut ont déjà repris…

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Des pétroliers iraniens percent le blocus américain à quelques jours de l'accord de paix

Alors que Téhéran et Washington s’apprêtent à signer un accord pour mettre fin à des mois de guerre, les premiers navires chargés de brut ont déjà repris la mer.

C’est un signe concret que les choses bougent. Trois pétroliers iraniens viennent de franchir la zone du blocus imposé par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz. Selon des données de suivi maritime, ils transportent près de cinq millions de barils de pétrole brut. C’est la première fois en deux mois que l’Iran parvient à exporter son pétrole. La télévision d’État iranienne a confirmé la reprise du trafic des pétroliers.

Ce franchissement intervient à un moment clé. La guerre entre l’Iran et les États-Unis a duré plus de trois mois. Elle a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban. Le blocus avait été imposé en avril après que l’Iran a verrouillé le détroit d’Ormuz. Résultat le trafic maritime mondial a été fortement perturbé et les prix du pétrole ont flambé. Aujourd’hui, le baril de Brent est repassé sous les 80 dollars, un signe que l’apaisement se fait sentir.

Vendredi, une cérémonie de signature doit avoir lieu en Suisse, à l’hôtel de luxe du Bürgenstock. Le vice-président américain JD Vance et le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf seront présents. L’accord lui-même est décrit comme très général, une page et demie. Mais il prévoit une levée des sanctions dans la banque et les transports pour permettre à l’Iran de vendre son pétrole et son carburant. Les discussions sur les sujets sensibles comme le nucléaire iranien et la levée complète des sanctions doivent débuter juste après, avec un objectif de soixante jours pour un accord final.

Pourtant, tout n’est pas réglé. L’Iran veut désormais facturer des frais de passage dans le détroit d’Ormuz, alors que les États-Unis souhaitent un libre accès. Et sur le terrain, les tensions restent vives. Au Liban, des frappes israéliennes ont tué quatre personnes. L’Iran a menacé d’une réponse sévère si Israël ne cesse pas ses attaques. De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a prévenu que ses troupes resteraient au Liban, en Syrie et à Gaza aussi longtemps que nécessaire. L’accord offre une trêve, mais les désaccords de fond persistent. Comme le résume un expert, il ne règle ni le différend nucléaire ni les rivalités régionales. Il donne juste une chance à la diplomatie de reprendre son souffle.

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