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Aurore Bergé promet des réformes contre les violences sexuelles d’ici 2027

La ministre de l’Égalité femmes-hommes s’engage à voter toutes les lois nécessaires avant la fin du quinquennat. Objectif : protéger les enfants et les…

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Aurore Bergé promet des réformes contre les violences sexuelles d'ici 2027

La ministre de l’Égalité femmes-hommes s’engage à voter toutes les lois nécessaires avant la fin du quinquennat. Objectif : protéger les enfants et les femmes sans attendre.

Aurore Bergé a été claire sur Sud Radio ce jeudi. Les changements législatifs pour lutter contre les violences sexuelles, qu’elles soient commises sur des mineurs ou des adultes, seront adoptés avant la fin du mandat d’Emmanuel Macron. Pour elle, c’est une priorité nationale. « S’il y a encore besoin de changement dans la loi, ces changements seront faits », a-t-elle affirmé. Une promesse qui intervient alors que plusieurs affaires récentes ont mis sous pression le gouvernement.

Le chantier le plus concret pour l’instant, c’est la future loi sur la protection de l’enfance. Elle sera discutée à l’Assemblée nationale à partir du 15 juillet. La ministre espère y intégrer le principe de l’imprescriptibilité des violences sexuelles sur mineurs. Concrètement, cela signifierait qu’un violeur ou un agresseur d’enfant pourrait être poursuivi jusqu’à la fin de sa vie, quel que soit le temps écoulé. Un changement attendu par de nombreuses associations. Mais Bergé ne veut pas se contenter de ce seul texte. « On va regarder tout au long de l’été toutes les dispositions nécessaires », explique-t-elle, y compris celles qui peuvent être mises en place plus vite, sans passer par une loi, comme les formations des professionnels.

La ministre a aussi réagi à une décision de justice qui fait débat. Le parquet de Paris a fait appel de la relaxe d’un animateur périscolaire, accusé de violences sur des enfants. « À partir du moment où les enfants parlent, on doit les protéger », a-t-elle déclaré. En clair, elle attend des réponses judiciaires fermes. L’avocat de l’association Innocence en danger a résumé le problème sur Europe 1 : « On ne peut pas se satisfaire d’un jugement qui dit aux enfants : je te crois, mais je ne te protège pas. » Un message qui résonne avec l’urgence promise par la ministre.

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