Faits Divers
Attaque de la Gay pride à Berlin le suspect était libre malgré ses antécédents
Samedi soir, une attaque a visé la Gay pride à Berlin, tuant une femme de 65 ans et blessant 29 personnes. Le suspect, un islamiste radicalisé de 21 ans…


Samedi soir, une attaque a visé la Gay pride à Berlin, tuant une femme de 65 ans et blessant 29 personnes. Le suspect, un islamiste radicalisé de 21 ans déjà condamné pour terrorisme, était en liberté au moment des faits.
Le ministre allemand de l’Intérieur a immédiatement promis un tour de vis sécuritaire. Alexander Dobrindt, conservateur, a détaillé un plan en trois points dans le journal Bild : réformer le droit pénal des mineurs, utiliser davantage les bracelets électroniques et harmoniser les règles de détention préventive à l’échelle nationale. Ces annonces surviennent à moins de deux mois des élections municipales à Berlin, alors que l’extrême droite de l’AfD, en pleine progression, pourrait capitaliser sur l’émotion.
Le parcours du suspect soulève des questions brûlantes. Abdul Ballout, un Allemand d’origine libanaise de 21 ans, avait été condamné en mai à un an et dix mois de prison avec sursis pour avoir tenté de rejoindre l’État islamique en Syrie. Le tribunal avait pris en compte ses six mois de détention provisoire en Allemagne et ses trois mois de prison au Liban, où il avait été jugé pour appartenance à l’EI. Il avait alors affirmé s’être distancé de l’organisation. Résultat : il était libre. Le lendemain de l’attaque, il a été repéré dans un jardin ouvrier, puis abattu par la police alors qu’il chargeait des agents avec une arme blanche.
Les critiques fusent de toutes parts. Le chancelier Friedrich Merz a reconnu ne pas comprendre comment un homme sous surveillance permanente a pu s’approcher de la Gay pride sans être repéré. Un expert en terrorisme estime que le danger a été minimisé. La candidate de l’AfD à Berlin, Kristin Brinker, dénonce une politique de complaisance envers les islamistes violents. Même le candidat conservateur Stefan Evers appelle à s’attaquer à l’islamisme à la racine. Un retraité rencontré devant la porte de Brandebourg, où des fleurs ont été déposées pour les victimes, juge que l’État et la police n’ont pas agi correctement. Des élus et responsables syndicaux réclament que la justice ne sous-estime plus les libertés individuelles face au danger, et que les mosquées radicales soient fermées. La polémique est loin de s’éteindre.
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