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Un séisme de magnitude 7,1 ébranle le sud-ouest du Japon

Le sol a tremblé violemment mardi sur l’île de Kyushu. Des bâtiments se sont effondrés, des incendies se sont déclarés et plusieurs personnes sont portées…

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Un séisme de magnitude 7,1 ébranle le sud-ouest du Japon

Le sol a tremblé violemment mardi sur l’île de Kyushu. Des bâtiments se sont effondrés, des incendies se sont déclarés et plusieurs personnes sont portées disparues.

C’est à 16h27 locales que la terre s’est mise à danser. Un tremblement de terre d’une magnitude de 7,1 a frappé le département de Kumamoto, au sud-ouest du Japon. Les secousses ont été si puissantes qu’elles ont atteint le niveau maximum sur l’échelle japonaise, celle qui mesure l’intensité ressentie. Des images montrent des ponts routiers en partie détruits, des immeubles éventrés et des wagons de marchandises renversés. Dans un centre commercial de la ville de Kashima, le deuxième étage s’est carrément effondré. Les secours parlent de « nombreuses personnes » piégées sous les décombres. Une déflagration a été entendue avant l’effondrement. La police locale, contactée, n’a pas encore pu confirmer le nombre de victimes. Mais des informations non officielles évoquent un « nombre considérable » de morts dans ce seul bâtiment.

Les dégâts sont considérables aux alentours. Des coupures d’électricité touchent environ 45 000 foyers et installations dans le département de Kumamoto. Douze habitations se sont écroulées près de la ville de Yatsushiro. Au moins 50 personnes ont été hospitalisées, selon la télévision publique. Une alerte au tsunami, déclenchée juste après la secousse, a été levée. Les autorités, dont la Première ministre Sanae Takaichi, sont en train d’évaluer « l’ampleur des blessés et des dégâts matériels ». Elle a confirmé que des incendies s’étaient déclarés dans certaines zones. Sur le terrain, les témoins racontent la violence de l’événement. Chiharu Hara, une recruteuse de 35 ans en déplacement professionnel dans la région, décrit une secousse « assez forte » et « longue ». « Le bâtiment oscillait violemment. J’ai eu peur qu’il s’effondre. Tout le monde a paniqué », confie-t-elle. Même un employé de la télévision sur place a dit ne pas pouvoir rester debout. Les routes sont partiellement fermées et les téléphones ont du mal à passer.

Le Japon vit avec les séismes, mais celui-ci rappelle les pires souvenirs. La région de Kumamoto avait déjà été ravagée en 2016 par deux tremblements de terre successifs, de magnitude 6,5 puis 7,3, qui avaient fait 273 morts et plus de 2 800 blessés. Plus récemment, en juin dernier, un séisme de magnitude 7,2 avait frappé le nord du pays sans faire de victimes. Cette fois, les répliques pourraient encore durer. Du côté des infrastructures sensibles, l’Autorité japonaise de régulation nucléaire n’a signalé aucune anomalie dans les centrales de la région. Trois réacteurs continuent de fonctionner normalement. Le géant taïwanais des puces électroniques TSMC, qui a récemment ouvert une usine à Kumamoto, a évacué son personnel par précaution. Le Japon, situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, enregistre chaque année plusieurs centaines de secousses. Le pays reste marqué par le séisme sous-marin de magnitude 9,0 de 2011, qui avait provoqué un tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima. Ce nouvel épisode rappelle que la terre ne dort jamais sous l’archipel.

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