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Un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran redonne le sourire aux marchés financiers

Les indices boursiers ont repris des couleurs lundi après l’annonce d’une trêve de dix jours entre les États-Unis et l’Iran. De quoi calmer les craintes…

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Un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran redonne le sourire aux marchés financiers

Les indices boursiers ont repris des couleurs lundi après l’annonce d’une trêve de dix jours entre les États-Unis et l’Iran. De quoi calmer les craintes sur le pétrole et permettre aux investisseurs de souffler.

Les marchés financiers ont entamé la semaine sur une note positive. Wall Street s’apprêtait à ouvrir en hausse lundi, tandis que les Bourses européennes grimpaient doucement en cours de séance. La raison de cet optimisme : un cessez-le-feu de dix jours négocié entre Washington et Téhéran. Selon un haut responsable iranien cité par Reuters, des médiateurs ont soumis une proposition pour apaiser les tensions. Cette trêve doit permettre de relancer les discussions entamées le mois dernier. Un vrai soulagement après neuf jours consécutifs de bombardements américains en Iran, qui pesaient lourdement sur le moral des investisseurs.

Ce répit a immédiatement fait baisser la pression sur les cours du pétrole. En début de journée, le baril de Brent avait dépassé les 90 dollars pour la première fois en plus d’un mois. Mais les déclarations apaisantes du ministère iranien des Affaires étrangères ont inversé la tendance. Le Brent est repassé sous les 87 dollars, en baisse de plus de 1%. Le pétrole américain a lui aussi reculé. Une bonne nouvelle pour les compagnies aériennes, qui souffraient de la flambée du carburant. Le secteur du tourisme en Europe a pourtant continué de baisser, plombé par les résultats décevants de Ryanair. La compagnie low-cost irlandaise a vu son action chuter de plus de 7% après un bénéfice trimestriel inférieur aux attentes.

Derrière cette accalmie géopolitique, d’autres nuages planent sur les marchés. L’intelligence artificielle suscite un regain d’inquiétude. Les investisseurs deviennent plus prudents et sélectifs. Comme le résume David Mellul, directeur général de Varenne Capital Partners, « l’euphorie générale tend à se dissiper pour laisser place à une analyse plus poussée des fondamentaux ». Côté monnaies, le dollar et l’euro bougent à peine. Les traders restent nerveux, en attendant la suite des événements au Moyen-Orient. Et jeudi, la Banque centrale européenne tiendra sa réunion de politique monétaire. Les marchés anticipent un nouveau tour de vis sur les taux d’intérêt, avec 80% de chances d’une hausse d’ici la fin de l’année. De quoi maintenir une certaine fébrilité sur les marchés obligataires.

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