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Thames Water plonge le Royaume-Uni refuse le plan de sauvetage à 10 milliards

Le gouvernement britannique a mis son veto à un projet de recapitalisation privée de Thames Water, géant de l’eau en pleine crise. Cette décision ravive…

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Thames Water plonge le Royaume-Uni refuse le plan de sauvetage à 10 milliards

Le gouvernement britannique a mis son veto à un projet de recapitalisation privée de Thames Water, géant de l’eau en pleine crise. Cette décision ravive le spectre d’une nationalisation coûteuse et place ses 16 millions de clients sous tension.

Londres dit non. La ministre de l’Environnement, Emma Reynolds, a coupé court à un plan de 10 milliards de livres proposé par les créanciers de Thames Water. Son argument est simple : ce sauvetage serait mauvais pour les consommateurs et pour l’environnement. Le projet aurait coûté cher en intérêts, avec un risque direct sur les factures des 16 millions d’habitants desservis, majoritairement dans la région de Londres. Le régulateur Ofwat doit encore trancher officiellement, mais le message du gouvernement est clair.

Thames Water cumule les problèmes. L’entreprise croule sous 17,6 milliards de livres de dette. Ses infrastructures vieillissent mal, les rejets d’eaux usées dans les rivières et en mer se multiplient, et les plaintes des clients explosent. En décembre, elle a affiché des bénéfices en hausse, mais cette performance comptable ne masque pas la dégradation du service. Les critiques s’accumulent depuis des années : trop peu d’investissement, des factures qui grimpent, un réseau d’égouts obsolète. Le gouvernement travailliste a promis une réforme en profondeur du secteur.

Reste une inconnue de taille : et maintenant ? Si le plan privé est définitivement enterré, la nationalisation devient une option sérieuse. Dan Coatsworth, analyste chez AJ Bell, estime que les critiques du gouvernement augmentent la probabilité d’une reprise en main par l’État. Un scénario coûteux pour les contribuables, mais peut-être inévitable après quinze ans de résultats jugés insuffisants. Les clients, eux, redoutent des hausses de tarifs encore plus brutales. Le gouvernement assure être prêt à tous les scénarios, sans donner plus de détails. Le dossier est loin d’être clos.

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