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Menaces de mort et insultes, le clash entre deux poids lourds de la droite niçoise

Éric Ciotti accuse le ministre des Transports Philippe Tabarot de l’avoir insulté et menacé en pleine visite d’Emmanuel Macron à Nice. Il demande à…

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Menaces de mort et insultes, le clash entre deux poids lourds de la droite niçoise

Éric Ciotti accuse le ministre des Transports Philippe Tabarot de l’avoir insulté et menacé en pleine visite d’Emmanuel Macron à Nice. Il demande à Sébastien Lecornu de le démettre de ses fonctions.

Dimanche 14 juin, Emmanuel Macron était à Nice aux côtés du Premier ministre indien Narendra Modi. Une visite diplomatique sous haute surveillance. Mais dans l’ombre, une altercation a éclaté entre deux figures locales bien connues. Éric Ciotti, maire de Nice et chef de file de l’UDR, assure avoir été pris à partie par Philippe Tabarot, ministre des Transports.

Selon les révélations du Canard Enchaîné, Tabarot aurait d’abord traité Ciotti de « nabot » à voix haute, devant témoins. Puis il se serait approché pour lui glisser une phrase glaçante à l’oreille. « Je vais te faire disparaître en t’envoyant des Géorgiens. » Des mots que Ciotti qualifie de menaces avec préméditation, au sens du Code pénal. Il dénonce aussi une injure publique caractérisée, visée par la loi de 1881 sur la presse.

Dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, le maire de Nice demande l’éviction immédiate de Philippe Tabarot. Il évoque une « gravité institutionnelle considérable » et une atteinte à la dignité de la fonction gouvernementale. L’élu UDR insiste sur le contexte diplomatique sensible, estimant que de tels propos ternissent l’image de l’État face à ses partenaires étrangers.

Les relations entre les deux hommes sont exécrables depuis longtemps. Anciens cadres des Républicains, ils se sont déchirés après le départ fracassant de Ciotti pour fonder son propre parti, l’UDR. Ce nouvel incident risque d’attiser un peu plus les tensions déjà explosives au sein de la droite française. Contacté par BFMTV, l’entourage de Philippe Tabarot n’a pas donné suite. L’affaire est désormais sur le bureau du Premier ministre.

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