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Bénéfices records pour Exxon et Chevron le revers de la médaille pour les conducteurs américains

Les géants du pétrole américains s’apprêtent à dévoiler des profits colossaux portés par l’envolée des cours du brut. Pendant ce temps, le prix de…

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Bénéfices records pour Exxon et Chevron le revers de la médaille pour les conducteurs américains

Les géants du pétrole américains s’apprêtent à dévoiler des profits colossaux portés par l’envolée des cours du brut. Pendant ce temps, le prix de l’essence flambe et pèse lourd sur le budget des automobilistes, à un moment où les élections approchent.

L’argent coule à flots pour les majors pétrolières. ExxonMobil et Chevron doivent annoncer vendredi des résultats trimestriels mirobolants, dopés par la flambée des hydrocarbures. Derrière cette manne, une mécanique implacable des tensions géopolitiques. L’offensive américano-israélienne contre l’Iran fin février a bloqué en grande partie le détroit d’Ormuz. Un passage stratégique par lequel transite habituellement 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz. Les cours ont grimpé en flèche, les approvisionnements se sont taris, et les groupes pétroliers en ont profité au maximum.

Mais sur le terrain, l’ambiance est tout autre. Aux États-Unis, le prix moyen de l’essence a repassé la barre symbolique des 4 dollars le gallon, soit environ 3,78 litres. C’est 30% de plus qu’il y a un an. Dans un pays où la voiture est reine, chaque hausse à la pompe frappe directement le pouvoir d’achat. Le coût de la vie reste l’une des principales angoisses des Américains depuis la pandémie. Et les élections de novembre approchent. Donald Trump, pourtant fervent défenseur des énergies fossiles, s’est même fendu d’un message sur les réseaux sociaux en juin pour demander aux compagnies de baisser leurs prix. Il a aussi réclamé une enquête du ministère de la Justice sur d’éventuels gonflements excessifs.

Les critiques montent aussi du côté des ONG. Oxfam, par exemple, réclame un impôt sur les superprofits des géants pétroliers, qui pourrait rapporter 400 milliards de dollars dans le monde dès la première année. En parallèle, des incendies géants ravagent le Canada et l’Europe, rappelant l’urgence climatique. Pourtant, ExxonMobil et Chevron misent sur l’augmentation des forages, notamment dans le bassin permien, riche en pétrole et gaz de schiste. Une solution qui ne règle rien à court terme. Comme le résume un chercheur américain, la façon la plus rapide de faire baisser les prix serait de mettre fin à la crise iranienne. Mais pour l’instant, ce sont les consommateurs qui trinquent.

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