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Bourses mondiales en hausse, les investisseurs ignorent les tensions au Moyen-Orient

Entre décisions de banques centrales et résultats d’entreprises, les marchés financiers avancent sans se laisser déstabiliser par les frappes américaines…

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Bourses mondiales en hausse, les investisseurs ignorent les tensions au Moyen-Orient

Entre décisions de banques centrales et résultats d’entreprises, les marchés financiers avancent sans se laisser déstabiliser par les frappes américaines contre l’Iran. Le pétrole monte, les taux d’intérêt aussi.

Les Bourses européennes et américaines sont dans le vert ce jeudi, malgré une escalade militaire au Moyen-Orient. Les États-Unis ont frappé des dizaines de cibles iraniennes dans la nuit, en réponse à des tirs de missiles balistiques de Téhéran. Pourtant, les investisseurs regardent ailleurs. Ils concentrent leur attention sur les grandes banques centrales. La Réserve fédérale américaine a déjà laissé ses taux inchangés. La Banque d’Angleterre doit annoncer sa décision dans la matinée, et la Banque du Japon suivra vendredi. Personne n’attend de changement. La saison des résultats d’entreprises anime aussi les échanges. Microsoft, Meta, Apple et Amazon ont publié ou s’apprêtent à le faire.

Les marchés obligataires montrent que les investisseurs ne sont pas totalement rassurés par le statu quo de la Fed. Le rendement des Treasuries à 30 ans a bondi à son plus haut niveau depuis 2007, dépassant 5,23%. Les anticipations d’inflation à cinq ans ont grimpé, signe que le marché doute que la banque centrale maîtrise vraiment la hausse des prix. Le président de la Fed, Kevin Warsh, a promis de ramener l’inflation à 2% mais sans donner de calendrier. Un expert de Yardeni Research estime que ces déclarations restrictives sans action concrète nuisent à la crédibilité de la Fed. En Europe, les rendements suivent la même tendance à la hausse, avant la décision de la Banque d’Angleterre.

Côté entreprises, les écarts sont spectaculaires. Microsoft bondit de près de 8% avant l’ouverture de Wall Street, porté par la croissance de son cloud qui a dépassé les attentes. À l’inverse, Meta s’effondre de plus de 8% après avoir annoncé une chute de sa trésorerie, plombée par les dépenses liées à l’intelligence artificielle. En Europe, Société générale grimpe de 6% grâce à ses résultats meilleurs que prévu, tandis que Schneider Electric décolle de 8% après avoir relevé ses objectifs. Mais tout le monde n’est pas gagnant : Adidas chute de 17%, ses résultats décevants effaçant l’optimisme sur ses ventes. Les prix du pétrole continuent de monter, le Brent atteignant 91,40 dollars, alimentés par la crainte d’une perturbation des approvisionnements dans la région.

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