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La zone euro redémarre plus fort que prévu

L’économie des 21 pays de la monnaie unique a enregistré une croissance de 0,4% au printemps, bien au-dessus des attentes. Un rebond porté par la France…

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La zone euro redémarre plus fort que prévu

L’économie des 21 pays de la monnaie unique a enregistré une croissance de 0,4% au printemps, bien au-dessus des attentes. Un rebond porté par la France et l’Irlande, mais qui cache des secousses et un dilemme pour la Banque centrale européenne.

Après un début d’année marqué par la stagnation, la zone euro a retrouvé des couleurs. De avril à juin, son Produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 0,4%, un chiffre qui a surpris les économistes. Ils tablaient plutôt sur 0,2%. Ce regain d’activité doit beaucoup à la France, qui a repris sa progression (+0,2%) après une légère baisse, et à l’Allemagne, la première économie de la zone, qui a elle aussi grappillé 0,2%. Mais la performance la plus spectaculaire vient d’Irlande. Son PIB a bondi de 3,9% sur le trimestre. Un chiffre trompeur. Ces variations brutales ne reflètent pas la santé réelle de l’économie irlandaise. Elles sont liées aux montages comptables des multinationales installées sur l’île pour profiter de sa fiscalité très basse. Un phénomène que les économistes appellent parfois l’économie du farfadet, en référence à ces bonds imprévisibles.

Tout cela s’est produit malgré un contexte international tendu. Le conflit au Moyen-Orient a fait grimper les prix de l’énergie et perturbé les chaînes d’approvisionnement. Pourtant, la zone euro a montré une résistance inattendue. Le choc énergétique, redouté depuis des mois, n’a pas cassé la reprise. Mieux, sur l’ensemble de l’Union européenne, le PIB a progressé de 0,5% au deuxième trimestre, après une timide hausse de 0,1% en début d’année. Du côté de l’emploi, le chômage est resté stable à 6,3% en juin, un niveau bas qui confirme une certaine solidité.

Ces bons chiffres placent la Banque centrale européenne face à un vrai casse-tête. D’un côté, elle doit lutter contre l’inflation en augmentant ses taux. De l’autre, elle craint de freiner la croissance encore fragile. La semaine dernière, elle a choisi de laisser ses taux inchangés, après une première hausse en juin. Mais certains de ses membres poussent pour un nouveau tour de vis. Les marchés anticipent désormais une possible hausse lors de la prochaine réunion de septembre. L’équation reste délicate entre soutenir l’activité et maîtriser les prix.

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