Économie
Les entreprises tirent les Bourses vers le haut, la géopolitique s’efface
Les marchés financiers européens et américains ont fini en hausse jeudi. La publication de solides résultats d’entreprises a relégué au second plan les…


Les marchés financiers européens et américains ont fini en hausse jeudi. La publication de solides résultats d’entreprises a relégué au second plan les inquiétudes liées au Moyen-Orient et aux banques centrales.
À Paris, le CAC 40 a grimpé de près de 1%, dépassant les 8 485 points. Francfort et Londres ont aussi terminé dans le vert, malgré une légère baisse due au pétrole. L’indice paneuropéen Stoxx 600 a gagné 0,77%, porté par les secteurs des ressources de base, de l’industrie, de la finance et des technologies. De l’autre côté de l’Atlantique, Wall Street a suivi la tendance : le Dow Jones a progressé de 0,69%, le S&P 500 de 1,22% et le Nasdaq de 2,45%. Le géant Microsoft a donné un sacré coup de pouce, grâce à la bonne santé de sa division cloud, ce qui a rassuré sur les investissements massifs dans l’intelligence artificielle. Mais tout n’est pas rose : Meta Platforms a chuté de 9%, ses dépenses en IA pesant sur sa trésorerie. Les investisseurs attendent désormais les résultats d’Apple et Amazon après la clôture.
Plusieurs entreprises européennes ont aussi fait parler d’elles. Société Générale a bondi de 5,7% après des résultats supérieurs aux attentes, sa banque de détail compensant la banque d’investissement. Schneider Electric a grimpé de près de 11% après avoir relevé ses objectifs pour 2026. Bouygues a gagné 7,12% grâce à un chiffre d’affaires semestriel légèrement meilleur que prévu. À l’inverse, Stellantis a perdu 4,31%, le constructeur auto prévenant que son redressement prendra du temps. Airbus a cédé 2,81%, malgré des résultats trimestriels accueillis froidement. Côté mauvaise surprise, Adidas a dévissé de plus de 11%, ses résultats décevants ternissant la révision de ses prévisions.
Côté indicateurs, l’économie américaine a nettement ralenti au deuxième trimestre, avec une croissance annualisée de seulement 1,5%, principalement à cause d’un déficit commercial creusé. Mais les dépenses des ménages et les investissements des entreprises dans l’IA restent solides. L’inflation a ralenti comme prévu tandis que les inscriptions au chômage ont augmenté. En zone euro, la croissance a rebondi plus que prévu à 0,4%, grâce aussi à l’IA, et le chômage est resté stable à 6,3%. Sur le marché des changes, le dollar a reculé face à l’euro et à la livre, les cambistes jugeant le discours de la Réserve fédérale accommodant. Le yen, lui, a bondi de 2%, les marchés anticipant une possible intervention japonaise avant la décision de la Banque du Japon. Enfin, le pétrole a légèrement baissé, les pourparlers autour du détroit d’Ormuz tempérant les tensions, malgré de nouveaux échanges de tirs entre Washington et Téhéran.
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