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La Crète brûle toujours, la Grèce reste sur le qui-vive

Le sud de la Crète reste en feu malgré une légère amélioration. Des milliers d’hectares sont déjà partis en fumée en pleine saison touristique.

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La Crète brûle toujours, la Grèce reste sur le qui-vive

Le sud de la Crète reste en feu malgré une légère amélioration. Des milliers d’hectares sont déjà partis en fumée en pleine saison touristique.

Une accalmie, et encore. Dans le département de Rethymnon, les pompiers luttent toujours contre des foyers qui refusent de s’éteindre. En l’espace de deux jours, plus de 4 500 hectares sont partis en fumée dans le sud de cette région touristique. Le vent souffle fort, le relief est accidenté, et chaque intervention ressemble à une course contre la montre.

Près de la station balnéaire d’Agia Galini, les traces du sinistre sont partout. Huit mille personnes ont dû quitter les lieux dans la soirée. Un habitant de 69 ans, propriétaire d’un café, raconte son impuissance. Son commerce, réduit en cendres, faisait vivre deux familles. « On se retrouve à la rue », lâche-t-il. Dans le Péloponnèse, un autre incendie inquiète les autorités autour du port de Patras. Quatre avions bombardiers d’eau et trois hélicoptères ont été mobilisés près du village de Floka.

Les îles de Paros, d’Andros et de Kalymnos connaissent une embellie. Mais la menace reste entière sur une grande partie du territoire. Athènes, la Crète, les Cyclades et la mer Égée sont classées au niveau quatre d’alerte, un cran avant le maximum. Des rafales pouvant atteindre 88 km/h sont attendues et le trafic des ferries vers les îles s’en trouve déjà perturbé.

Pourquoi les secours peinent-ils autant ? Les rafales emportent le feu dans toutes les directions. Elles soulèvent des braises qui peuvent allumer de nouveaux foyers, parfois très loin du front principal. La fumée épaisse rend les largages d’eau difficiles, voire impossibles. Et sur une île, le déploiement des équipes prend toujours plus de temps.

Le chef du gouvernement grec prévient que les prochains jours seront durs. Jusqu’ici, le pays avait été plutôt épargné par rapport à la France ou à l’Espagne. Mais la chaleur, la sécheresse et les canicules à répétition transforment chaque été en période dangereuse. Et comme tout le bassin méditerranéen, la Grèce se retrouve en première ligne face au changement climatique.

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