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Paul Seixas a traversé l’enfer de l’Alpe d’Huez et garde le cap vers le podium

La veille de l’étape, le jeune Français redoutait les 21 virages mythiques. Il en ressort lessivé, mais toujours quatrième du classement général, à 24…

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Paul Seixas a traversé l'enfer de l'Alpe d'Huez et garde le cap vers le podium

La veille de l’étape, le jeune Français redoutait les 21 virages mythiques. Il en ressort lessivé, mais toujours quatrième du classement général, à 24 heures de l’étape reine.

Paul Seixas n’a pas menti. Avant de se lancer dans la montée de l’Alpe d’Huez, il avait peur. Peur de la pente, peur de la foule déchaînée, peur de la légende. Une fois au sommet, ce vendredi, il a décrit un enfer. « C’était terrible, éprouvant, le public était en délire », a-t-il raconté, encore marqué par les sifflements dans ses oreilles. Mais il a tenu. Neuvième de l’étape, il n’a pas perdu de terrain sur ses concurrents directs. Pour un débutant sur le Tour, c’est une performance solide. Il parle même d’une « magie » mêlée à la douleur. « C’était peut-être une des plus dures journées de ma vie sur un vélo », souffle-t-il.

Pourtant, Seixas n’était pas au mieux de sa forme. Dans le final de l’ascension, les jambes n’ont pas répondu comme il l’espérait. Il a dû gérer, limiter les dégâts, éviter l’explosion. Pas question de faire la différence, mais plutôt de ne pas tout perdre. Son objectif reste le même : le podium. Et il y croit, même si l’étape du lendemain s’annonce encore plus difficile. « Ça va se jouer à la pédale », prévient-il, conscient que le moindre coup de moins bien peut tout faire basculer. À 24 heures de l’arrivée, il est toujours dans le match, et ça n’a rien d’un hasard.

Car Seixas insiste : sans son équipe, il n’en serait pas là. Il égrène les noms un par un, avec une reconnaissance qui force le respect. Daan Hoole, le costaud qui pesait pourtant plus de 80 kilos, encore présent dans le peloton réduit. Matthew Riccitello, impressionnant dans la montée. Tiesj Benoot, solide. Aurélien Paret-Peintre et Nicolas Prodhomme, qui ont tenu jusqu’à l’avant-dernier col. « Tout le monde était à son meilleur niveau », souligne-t-il. « Je suis toujours dans le jeu et c’est sûrement grâce à eux. » Une manière de rappeler que sur un Tour, la force d’un leader se mesure aussi à celle de ses coéquipiers. Pour Seixas, la démonstration est faite. Reste à voir ce que la dernière ligne droite lui réserve.

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