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Culture

Paris se glisse dans une grotte géante sur le Pont-Neuf

Après une réparation express, l’immense installation de JR ouvre enfin au public. Un hommage audacieux aux artistes Christo et Jeanne-Claude.

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Paris se glisse dans une grotte géante sur le Pont-Neuf

Après une réparation express, l’immense installation de JR ouvre enfin au public. Un hommage audacieux aux artistes Christo et Jeanne-Claude.

Imaginez un instant vous promener sous une faille rocheuse, en plein cœur de Paris. C’est l’expérience que propose l’artiste JR avec « La Caverne », une structure gonflable posée sur le Pont-Neuf. Ouverte depuis lundi 13 juin, elle a failli ne pas voir le jour. Quatre jours avant le lancement prévu, des rafales de vent et de fortes averses avaient déchiré la toile. L’équipe a dû intervenir en urgence pour tout réparer. JR lui-même raconte que ses projets dans l’espace public n’ont jamais été simples. Mais cette fois, les difficultés se sont déroulées sous les yeux des Parisiens, en plein centre ville. Un chantier à ciel ouvert qui a ajouté une couche de spectacle avant même l’ouverture.

La « Caverne » mesure 120 mètres de long, 20 mètres de large et culmine entre 12 et 18 mètres de haut. Cela représente 2400 mètres carrés au sol. L’intérieur joue le trompe-l’œil avec des nuances de blanc, de noir et de gris pour imiter la roche. Les visiteurs peuvent parcourir l’installation gratuitement 24 heures sur 24. L’ambiance sonore a été confiée à Thomas Bangalter, ex-membre des Daft Punk. Un univers électro qui plonge les promeneurs dans une autre dimension. Et bonne nouvelle en cette période de fortes chaleurs JR promet une température bien plus fraîche à l’intérieur. Lors des tests réalisés pendant la canicule, la grotte artificielle était jusqu’à 15 degrés de moins qu’à l’extérieur. Presque une vraie caverne.

Cette œuvre monumentale rend hommage à Christo et Jeanne-Claude, qui avaient emballé le même Pont-Neuf de tissu en 1985. JR, 43 ans, est connu pour ses collages photographiques géants et ses illusions d’optique, des favelas de Rio au Népal. Pour ce projet, pas un centime d’argent public. Le financement vient de la vente de ses œuvres et de soutiens privés. L’installation reste accessible jusqu’au 28 juin. De quoi offrir aux Parisiens et aux touristes une parenthèse poétique et rafraîchissante, juste au-dessus de la Seine.

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