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Les moins de 15 ans bientôt privés de réseaux sociaux la France veut montrer l’exemple

Députés et sénateurs se retrouvent ce lundi pour finaliser un texte qui interdirait l’accès aux plateformes aux adolescents. L’objectif est de protéger…

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Les moins de 15 ans bientôt privés de réseaux sociaux la France veut montrer l'exemple

Députés et sénateurs se retrouvent ce lundi pour finaliser un texte qui interdirait l’accès aux plateformes aux adolescents. L’objectif est de protéger leur santé mentale et de faire de la France un pionnier en Europe dès la rentrée.

Les alertes se multiplient sur les effets néfastes des réseaux sociaux chez les jeunes. Entre addiction, anxiété et perte de sommeil, les dangers inquiètent de plus en plus les parents et les politiques. C’est dans ce contexte que le Parlement français s’apprête à franchir un cap. Une commission mixte paritaire réunit sept députés et sept sénateurs pour tenter de trouver un terrain d’entente. Si l’accord est trouvé, le texte sera soumis au vote des deux chambres dès mardi. Le gouvernement espère une mise en application dès septembre, en même temps que l’interdiction du téléphone portable au lycée.

Mais les deux chambres ne voient pas le problème du même œil. L’Assemblée nationale a voté une interdiction large et simple, valable pour tous les réseaux sociaux sans exception. Le Sénat, lui, craint un recul devant le Conseil constitutionnel. Il a donc imaginé un système à deux vitesses. D’un côté, une liste noire de plateformes jugées nuisibles au développement des enfants, interdites avant 15 ans. De l’autre, les autres réseaux, simplement soumis à l’accord d’un parent. Cette divergence est au cœur des négociations de lundi.

L’Europe complique encore la donne. La Commission européenne a examiné la version du Sénat et rendu un avis il y a deux semaines. Elle demande à la France de revoir sa copie pour respecter le droit européen. Bruxelles réfléchit elle aussi à une harmonisation. Un comité d’experts recommande une interdiction jusqu’à 13 ans, puis un accès limité jusqu’à 18 ans. Les pays membres resteraient libres d’aller plus loin. La France veut donc fixer un âge de référence qui pourrait servir de base à une future règle commune.

La mise en œuvre soulève aussi des questions techniques. Pour empêcher les moins de 15 ans de créer un compte, il faudra un système fiable de vérification de l’âge. La Commission européenne a présenté en avril une application qui pourrait aider les États membres. D’autres pays observent déjà la France de près. Plusieurs en Europe réfléchissent à des restrictions similaires. Une chose est sûre l’addiction des jeunes aux réseaux sociaux est devenue un sujet trop sérieux pour être laissé sans réponse.

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