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Le groupe Kering montre les premiers signes d’un vrai rebond

Propriétaire de Gucci, Saint Laurent et Balenciaga, Kering vient de publier des ventes en légère hausse au deuxième trimestre. Un an après l’arrivée de…

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Le groupe Kering montre les premiers signes d'un vrai rebond

Propriétaire de Gucci, Saint Laurent et Balenciaga, Kering vient de publier des ventes en légère hausse au deuxième trimestre. Un an après l’arrivée de son nouveau patron, les efforts de restructuration commencent à payer, même si le chemin est encore long.

C’est un signal que beaucoup attendaient. Kering, le géant français du luxe, a dévoilé mardi des ventes en croissance de 1% au deuxième trimestre, à 3,65 milliards d’euros. Un chiffre modeste, mais qui tranche avec la tendance morose du début d’année. Son PDG, Luca de Meo, y voit les premiers fruits tangibles de la stratégie qu’il a lancée il y a quelques mois. « Nous constatons les premiers signes de progrès en matière de désirabilité des marques et de dynamique commerciale », a-t-il expliqué. Mais il prévient : le groupe n’en est qu’au début de son voyage.

Pour redresser la barre, la maison mère de Gucci, Saint Laurent ou Balenciaga a mis en place un plan de grande ampleur. Depuis le printemps, Kering a fermé 84 boutiques, réduit ses stocks et diminué le nombre de ses sous-traitants. En interne, l’organisation a été revue. Parallèlement, le groupe mise sur des secteurs plus solides, comme la joaillerie, qui résiste mieux à la crise du luxe. Ces mesures ont un coût : sur les six premiers mois de l’année, le bénéfice net a chuté de plus de 60%, à 189 millions d’euros, à cause de charges exceptionnelles. Mais le chiffre d’affaires sur la période reste stable à taux de change constants, et la dette a été fortement réduite, passant de 8 milliards à 3,3 milliards d’euros grâce à des cessions immobilières et à la vente de la division beauté à L’Oréal.

La marque phare, Gucci, reste sous pression mais montre des signes d’amélioration. Ses ventes ont encore baissé de 3% au deuxième trimestre, un recul bien moins marqué que les 14% du trimestre précédent. La direction souligne le succès des nouveaux produits lancés sous la direction artistique de Demna Gvasalia, notamment en maroquinerie. Toutes les régions progressent, et la Chine, marché clé pour l’italienne, semble repartir. Pour le reste de l’année, Kering reste prudent face à un contexte géopolitique et économique incertain, mais assure que son objectif reste de renouer avec la croissance et d’améliorer sa rentabilité à long terme.

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